jeudi 26 juin 2014

VERLIESFONTEIN : PLANTATIONS et CULTURES

LA SERRE du Domaine Sérénité
La serre et la cohabitation 
clip_image002
John, comptable de formation reconverti en soudeur et « bâtisseur », a commencé à construire la serre vers mi- Mars.
Toujours la forme cubique, car nous ne voulions pas
de serre de type grand tunnel
On voit en arrière plan Ben et Peter en traine d’ériger la clôture de 1.20m de hauteur destinée à faire barrage aux visiteurs nocturnes, essentiellement les boks qui se régalent des feuilles de nos jeunes arbres.
La serre à une pente, un tantinet Cubique, en écho à
l’Atelier Studio Cubique
clip_image004
Sur la question de cohabitation sur le territoire du « Domaine Sérénité », nous avons été avertis par nos voisins des « nuisances » ou collaborations possibles entre humains et non-humains
En premier lieu, les bipèdes alias Baboins (Baboons en anglais) omnivores. Ils ravagent tout sur leur passage quand ils sont à la recherche de nourriture. Curieux de nature, ces bêtes là sont promptes à tâter, à goûter ce qu’elles pensent ou supposent consommables. Ainsi, elles peuvent déplumer un arbre si le goût des feuilles leur convient ; à déterrer les racines puis à les rejeter sur le côté si la dégustation n’est pas concluante. On risque de trouver au petit matin nos bulbes d’iris, de narcisses, de tulipes, ou autres tubercules les quatre fers en l’air.
clip_image006
Ci-dessus, un baboin téméraire, métamorphosé et déguisé en personnage de Trilogies des sagas fantastiques de S.F.s’est introduit dans la varangue.
En réalité, j’ai trouvé cet objet à Sài Gon, conçu et réalisé entièrement de boulons, de vis, de clous, de boulon, de fils de fer et de chaine de vélo.
Les lecteurs férus de BD Sciences Fiction peuvent l’identifier sans difficulté.
Carnivores aussi, les baboins n’hésitent pas à s’attaquer aux volailles qui, imprudentes, s’aventurent un peu trop loin des habitations. On nous dit qu’ils chassent en meute des jeunes impalas, ou des boks..
Il parait que les baboins n’apprécient pas les détonations des pétards…Mais malins et intelligents comme ils sont, ce genre d’artifice ne ferait pas long feu face à ces bipèdes.
De même les épouvantails peuvent toujours s’agiter aux quatre vents sans qu’ils n’y prêtent la moindre attention. Font-ils des courbettes bien basses, riant sous cape, en passant devant ces épouvantails qui n’effraient que les animaux volants ?
En second lieu, viennent les Serricats (ou Merrycats) qui, à défaut de serpents comme moyen de sustentation, ne refusent pas à aller taquiner poules et poussins. L’entrée de leurs terriers se signale par des trous de 6cm-7cm de diamètre. Parfois, quelques carrés de culture ressemblent fort bien à une meule de gruyère.
Des gros rats, prêts à goûter à tout, creusent aussi des terriers aussi bien que les Sericats.
clip_image008
Terriers des animaux pas encore identifiés. Gros Rats des champs, Taupes, Serricats ??.
En arrière plan, l’éolienne à eau
Dans la catégorie des tunneliers professionnels à quatre pattes, il faut citer les porc -épics dont les tunnels peuvent s’enfoncer jusqu’à -50cm. A l’instar des phacochères, ou sangliers, les porcs-épics, animaux nocturnes, ravagent sans pitié les plantations et cultures pendant la nuit.
Contre ces voisins indésirables à quatre pattes, John a enterré les grillages « cages à lapin » à une profondeur de 50cm au pied des bâches en plastiques qui recouvrent la serre. En espérant que nous n’aurons pas à leur livrer une guérilla perpétuelle.
Les rapaces, gros corbeaux noirs, petits merles noir ou tachetés, ont commencé à roder dans les airs, alors que l’on ne détectait pas leur présence en Janvier et en Février. On a même remarqué la semaine dernière la présence d’un couple de serpentaire, désigné en Anglais « Secretaries Birds ».
Pourquoi ? Car leurs hautes pattes font penser aux belles jambes des secrétaires, perchées sur leurs escarpins vernis !!!??? Celle ou celui qui, le premier, a baptisé ces volatiles par ce terme si poétique et évocateur, a eu certainement une pensée émue pour les secrétaires du monde dotées par la grâce de Dieu de corps de taille de guêpes, ou de mannequins.
Why not ….TU NE CROIS PAS QUE NON …. ????
Je n’ai pas encore croisé des serpents sur le terrain…On dit que les serpents n’apprécient guère la fraîcheur …Mais Ben a eu une petite frayeur en allant « au petit coin » vers l’éolienne à eau qui se trouve dans la vallée à environs 650m-700m de l’Atelier Studio Cubique.
clip_image010
A gauche, trois volatiles, dénommés Mamlangwana en Sotho, un des dialectes du pays, atteignent à l’âge d’adulte, la taille d’un jeune poulet de trois mois. Ils se nourrissent de petits serpents, de rats, de divers rongeurs et d’insectes.
Et si l’occasion se présente, ils ne dédaignent pas croquer avec joie des poussins..
clip_image012
Donc, pour l’instant, on peut se contenter de considérer ces volants : Secretary bird, Mamlangwana, rapaces, gros corbeaux noirs comme nos demi-alliées, et probablement plus tard, comme alliées à part entière s’ils ne se plaisent pas à décimer nos futurs poussins, ou à dévorer les fruits, les légumes cultivés en dehors de la serre.
On peut toujours rêver, non … !!!!
clip_image014
La serre de 100m2
clip_image016
L’intérieur de la serre.Tomates, Radis, brocolis, laitue, citrouille, haricot vert.
L’inventaire n’est pas exhaustif.
clip_image018
Mi- Mai : Laitues et oeillets d’Inde repiqués par Kim Anh côtoient les pieds de tomates
clip_image020
clip_image022
Malheureusement ces 30 pieds de tomates ont subi un mauvais coup du sort.
Le 4 Juin, une vague de froid s’est abattue sur la région alors que nous passions trois nuits à Bloemfontein, la capitale du Free State, à environ 300km de Clarens, pour faire quelques achats.
Ces nuits ont connu des températures avoisinant les -3°C voire -5°C.
John avait oublié de fermer les portes de la serre en quittant le chantier le 4 Juin à 17h.
Résultats catastrophiques pour Betty, Ben et Pieter : c’est la fin des haricots. Citrouille, haricots verts et tous les pieds de tomates ont été brûlés par le gel.
clip_image024
Le brocoli
Finis les rêves de déguster les brèdes-citrouille sautées à l’ail et agrémentes d’un soupçon de piquant du piment vert préparés par Georgette, notre ancienne nénène réunionnaise qui était à notre service pendant au moins 10 ans
Finis nos rêves de croquer nos tomates noires de Crimée au sel, ou salades de tomates aux anchois et au basilic …
Merci à Vinh qui nous a donné ces graines à l’été 2013
Les autres légumes ont résisté vaillamment au gel : laitue d’hiver, brocolis, radis, tournesol..
 
A SUIVRE













































jeudi 12 juin 2014

VERLIESFONTEIN : La FEE ELECTRIQUE

Domaine SERENITE
LA FEE ELECTRIQUE NOUS BENIT
« Que La Lumière soit, et La Lumière fut »
Mais avec tant de péripéties, de surprises, d’attentes, d’énervements et un soupçon de souffrances
Nous avons décidé de nous servir, si possible, de l’énergie verte pour les raisons suivantes :
La première raison est liée au coût du raccordement au réseau d’ESKOM, société étatique de l’énergie en RSA, la sœur jumelle d’EDF en France. En 2011, le prix du raccord était environ 200.000 Rands le kilomètre (environ 21.000 euros). Et le poste de transformateur le plus proche de notre terrain se trouve approximativement à 4,5 km ou 5 km. A vos calculettes.
La deuxième raison : les dysfonctionnements très fréquents du réseau d’ESKOM dus probablement à sa « fièvre de croissance ». L’amélioration du niveau de vie de manière générale provoque inévitablement une croissance difficilement maîtrisée de la consommation d’énergie. D’où les coupures inopinées, répétées et fréquentes du courant.
Il faut noter que les habitants, notamment les Blancs, étaient habitués à payer un prix très bas l’électricité. « L’embargo ou sanctions économiques décrétés par les pays occidentaux dans les années 1980 à l’encontre de la RSA pour cause de l’apartheid » rendait difficile la vente du charbon produit abondamment en RSA sur le marché des matières premières.
Résultats des courses : en RSA les centrales thermiques fonctionnant au charbon chauffaient à blanc et le prix de l’électricité était très bas, abordable pour les gens de la classe moyenne. En 2001-2002, lors de mes séjours au lycée français de Johannesburg, ma logeuse disait que le KW lui coûtait environ 1 centime de Rand. (1 Rand= 1,20 Francs à l’époque). Et le tout électrique était la norme sociale politiquement correcte: chauffage au plancher, cuisinière électrique, piscine chauffée, portail télécommandé, climatisation…
Ainsi, toutes les maisons étaient illuminées le soir comme des guirlandes de Noël conformément à la pensée unique de la Fée Eskom Electrique, et aussi pour des raisons de sécurité essentiellement dans les grandes agglomérations.
En 2008 ou 2009, la France a vendu deux centrales nucléaires à la RSA. Récemment, la RSA a signé un accord avec la République Démocratique du Congo pour aider ce dernier à développer et à réaliser le projet INGA 3, le plus grand projet hydro-électrique du continent africain de cette décennie. En 2020, la production d’électricité projetée serait aux alentours de 40.000 mégawatt/an afin de répondre aux besoins en électricité des pays de la zone. La RSA aura droit à 2.500MW/an.
Cependant, malgré sa participation à ce projet hydroélectrique, la RSA semble miser sur l’énergie nucléaire pour assurer son indépendance énergétique permettant ainsi la poursuite de sa croissance économique en tant que première puissance du continent.
Enfin, la dernière raison est que nous souhaitons, pour autant que faire se peux, ne pas être consommateur acharné de l’énergie fossile ou nucléaire. Vous pouvez toujours rétorquer, objecter que les panneaux solaires, les batteries ne se fabriquent pas grâce à la pensée magique immatérielles sans les machines outils numériques très performantes.
Ceci étant dit, nous nous sommes lancés dans l’éolienne et les panneaux solaires pour nous éclairer et pour avoir une vie presque normale du 21ème siècle, avec un équipement minimum d’appareils électriques nécessaires.
Donc, l’éolienne produisant de l’électricité a été commandée en Mai 2013. Selon les arguments du vendeur, un vent d’une vitesse moyenne de 20km/h pendant 8h-10h en continue pourrait nous fournir approximativement 7kw/8kw pour environ 20-24h d’utilisation.
27 Novembre 2013 : Montage de la tour. clip_image002
En fait, les ouvriers, conformément à l’indication de leur patron avaient implanté la tour à environ 10m du Studio Atelier Cubique.
Alors que dans la commande, j’avais précisé que la tour devait être à 65m-70 m de l’habitation afin de ne pas subir le ronronnement des retors.
Le 28 novembre, la tour érigée était démontée et remontée plus loin. Mais le vendeur n’est pas venu honorer le reste de l’équipement : câblage reliant la turbine aux batteries, appareils de contrôle du rechargement, Inverter transformant le courant 12V en 240 V
clip_image004
Du Décembre 2013 à mi Février 2014, commençait alors la java des sms, emails envoyés au vendeur de « savonnettes ». On a même demandé de l’aide à un avocat pour lui faire entendre raison.
L’installation complète a eu lieu enfin le 25 Février 2014 : tour, nacelle, batteries, appareil de contrôle, Inverter. Après tant de péripéties, de promesses non tenues, de rendez-vous reportés, d’échanges de mots à la limite d’insultes mais corrects et polis de ma part. Il s’est avéré que la production hebdomadaire annoncée  (le vent n’est pas obligé d’ébouriffer nos cheveux tous les jours n’est-ce-pas ?) n’était qu’un point de vue de l’esprit.
En clair, avec les équipements cahin-caha, on avait du courant lorsque le vent assez fort était au rendez-vous, et quelques heures de lumière le soir sans le frigo car les batteries ne stockaient pas convenablement l’électricité (mauvaises connexions entre la turbine et les batteries, liaisons entre batteries, et l’appareil de contrôle de charge)
Aurait-il fallu pédaler comme un dératé pour notre lecture nocturne … Quel monde de Lumière à l’aube du 21ème siècle… Tu ne crois pas que non… Z’enfin..
On pouvait compter sur l’éolienne du 25 Février au 6 mars, et crack, patatras…tout marchait à travers. Plus de jus. Retour au 3 janvier 2013 : vivre sans électricité du 6 Mars au 10 Avril. C’était une demi-vie dans l’ombre (ou dans la lumière, si vous préférez) des pales de l’éolienne.
Démoralisant comme mode de vie.

LE DIEU EOLE et Nous

Le site météo Weather SA communique de manière relativement précise les prévisions sur 7 jours : température mini et maxi du jour, vitesse du vent, et l’état du ciel.
Ce site divise les 24h du jour en 4 tranches de 6h. J’ai remarqué que le vent qui souffle sur Sérénité arrive le plus souvent après 10h-11h du matin et nous quitte aux alentours de 18h.Ce vent pourrait- il être qualifié de Vent Thermique dû au relief du terrain ?
On organisait nos « activités » électriques en fonction de la météo et grâce à la bienveillance du Dieu Eole.
Le dimanche soir, après avoir consulté WeatherSA, on planifiait, pour la semaine à venir, l’utilisation des appareils selon le principe suivant : un seul appareil par jour, tels que four, fer à repasser, aspirateur, lave-linge, outils électriques du bricolage …de manière que nous ayons toujours un peu de courant pour faire fonctionner le frigo-congélo, pour recharger les ordi, tablettes, téléphones portables, et pour nous éclairer le soir avec des ampoules basse consommation.
25 Février 2014
On apprécie les délices du riz cuit avec le rice cooker
(photo déjà vue dans un envoi antérieur)
clip_image006
Généralement, on programmait la fin des activités énergivores avant la chute annoncée du vent.
Mais parfois, Eole s’amuse à nous faire des tours… en nous disant « au-revoir » en avançant l’heure annoncée par WeatherSA.
Que faire quand il manque encore 10-15mn au pain pour se développer comme il se doit dans le four!!!
Il est arrivé à Betty de faire cuire la pâte du pain déjà levée, (qui doit être enfournée quand elle est prête), à la vapeur faute de vent .Cela nous a donné du pain sans croûte croustillante, comme les Bánh bao (pain farci de viande que les Vietnamiens et Chinois vénèrent sans limite). Tout de même, cuit à la vapeur, la miche nous donne un goût meilleur que celui du pain de mie que les locaux consomment tous les jours.
Et quand le lave-linge n’entame pas encore le cycle de rinçage…!!!On a besoin de l’huile de coude pour rincer son linge. Pardi.….
Pour moi, un peu d’exercice physique, (essorage et rinçage manuels du linge) empêcherait les roues de la bicyclette de tourner à 35km/h dans ma cervelle, ma noix de coco, (N’est-ce pas Catherine E.)
Diner à la chandelle si « romantique » selon notre voisine Annamarie        (photo déjà vue dans un envoi antérieur)
clip_image008
Les batteries de mon ordinateur et de mon téléphone portable sont rechargées soit chez Jan et Annamarie, soit quand je fais rouler la bakkie Mazda sur la route Clarens-Bethlehem.
Cependant, pour surfer sur le Net,… Voyez le French paradoxe à Sérénité
clip_image010
Parfois, las de ne pas voir les pales tournoyer alors que le vent chatouillait nos cheveux en sifflant dans nos tympans, voyez ce que je faisais.
Je donne un coup de pouce (plutôt un coup de bâton) afin que les pales démarrent leurs rotations.
Ci-dessous Le 13 avril
Un grand singe du cirque SERENITUS-SPIDER arrimé en demie-équilibre à la tour.
On est mieux servi que par soi-même.non ?
clip_image012
Vivement le jour où un AJED tel que moi devenant Chef de Gang incontesté des Baboons, leur intimerai “autoritairement” l’ordre de faire démarrer les pales.
Photo ci-dessous :A votre avis, celui-là ferait l’affaire. NON ?
clip_image014 



A SUIVRE

Prochain épisode, le plan B de l’énergie « verte » et une vie presque « à la normale »























































samedi 7 juin 2014

VERLIESFONTEIN : PLANTATIONS et CULTURES

DOMAINE SERENITE
PLANTATIONS et CULTURES du POTAGER
clip_image002
Blettes et épinards, semés début Février
Fin Mars Vue partielle du potager
clip_image004
Petits -pois
Semés fin Mars et en fleurs vers début Mai. Consommés crus en salade composée, C’est un régal
L’année prochaine, on élèvera des pigeons afin de pouvoir confectionner la recette bien connue : Pigeons aux petits pois.
Qu’en penses-tu, mon ami Chef-Cuistot Pierre B. ?
Betteraves semées en pleine terre vers fin Février-début Mars
Arrière plan : démarrage de l’oignon et de carotte
clip_image008







  Le panier du jour pour deux personnes.
On dirait que c’est le panier légume de l’AMAP
clip_image010
                                Fin Avril
Betty est en train d’arroser notre INVITE SURPRISE, égaré et noyé dans le « gazon » de kikuyu
Légumes–racines récoltés à partager avec nos voisins, et à conserver par la méthode de lacto-fermentation (fermentation aves du sel).

clip_image012
Un navet bizarroïde. On dirait une racine géante de ginseng
clip_image014


Ces pains confectionnés par Betty nous changent des tranches de pain de mie que les locaux consomment tous les jours..Ces tranches « collent » un peu (beaucoup) au palais..
Le pain « maison » sort du four les jours de grand vent. Eh oui, on s’organise en fonction de la météo
A voir dans le prochain épisode consacré à La FEE ELECTRIQUE

clip_image016
Fromages « maison » pour tenir compagnie aux pains si délicieux.
Et il faut noter que le vin produit en Afrique du Sud commence à faire de l’ombre au vin de l’Hexagone.
Du pain, (du fromage), du vin et des Jeux. Dixit un des Empereurs romains..
Et que disait Marie Antoinette à propos des brioches?????
Je vous le demande …
clip_image018.
L’exploit de Betty : réussir à faire du fromage blanc et du fromage sans avoir besoin de la fromagère électrique.
Sa recette secrète est à échanger contre ….
*Les paquets de Pâtes de riz (Bánh Phở) une des composantes essentielles de la soupe de bœuf du Nord (le Phở) du Viêt Nam.. On peut trouver ces paquets de pâtes  au magasin ASIA STORE à Sainte-Marie et à Saint Pierre, et parfois aux super-marchés à L’Ile de La Réunion. et en France bien sûr dans les magasins asiatiques.
*Ou des tablettes de chocolat noir 95%-100% du Madagascar, n’est-ce pas, Marie-Noëlle…
clip_image020

A SUIVRE









dimanche 1 juin 2014

VERLIESFONTEIN ; PLANTATIONS et CULTURES de Janvier à Mai

Domaine SERENITE à CLARENS
PLANTATIONS et CULTURES
Janvier à Mai 2014
Christiane, en retour de mon billet concernant l’INVITE SURPRISE, non sans humour, nous dit qu’elle comprend maintenant d’où vient l’énergie que Betty déploie en se démenant depuis Novembre 2013 pour rendre vie à ce bout de terrain vierge, fréquenté uniquement par des vaches et quelques ruminants non domestiqués.
Et de nous suggérer de sécher ces plantes à des fins thérapeutiques. En infusion, elle permet de soigner ou d’atténuer les douleurs dues à la fièvre ou aux crampes...
Certains de nos amis Réunionnais, ayant souffert des symptômes du Chikungunya peuvent en témoigner.
Comme quoi les recettes de Grand’ Mère Kal ont la vie dure.
Sans oublier les éleveur fans de combats de coqs qui cherchent toujours à améliorer l’endurance, la hargne de leur champions avant de les envoyer dans l’arène combattre d’autres adversaires, eux aussi élevés à la méthode péis Grand’ Mère Kal..
Cela étant dit nous ne nous adonnons pas à ce type de production végétale illicite. Loin de là, rassurez-vous
Voici l’INVITE SURPRISE, décapité et séché, en compagnie d’un voyageur de long cours. On suivra les conseils de Christiane en cas de fièvre ou de douleurs musculaires
clip_image002 
Récemment, un article de Laetitia CLAVREUIL a été consacré à cette culture si rémunératrice dans l’Hexagone et dans le monde.
(Voir “L’émergence d’un cannabis made in France” in Le Monde du 13 Mai 1950).
On y lit et apprend que certains réseaux de dealers achètent carrément des appartements ou pavillons avec jardin et les transforment en « champs » de culture de cannabis. Car cela rapporte gros ! Elle cite que certains Vietnamiens, comme d’autres immigrants vivants en banlieue parisienne et dans quelques grandes agglomérations canadiennes, s’ adonnent à cette culture pour accéder à une vie de rêve : De l’argent facile, du luxe... . Mais aussi, certains « indépendants »des réseaux la pratiquent dans leurs jardins, à l’abri des regards indiscrets pour arrondir leurs fins de mois. D’autres, consommateurs avertis la cultive également  pour avoir de produits de qualité et pour la distribuer dans un cercle restreint d’amis et de connaissances. Ce qu’ils désignent sous le terme un tantinet sérieux  «  partage ou distribution amicale et sociale »
Photo prise le 27 Mai derrière le mur du Studio Atelier Cubique
clip_image004
Décidément, ces individus indésirables voyageant sans tickets risquent gros avec moi qui, pied à terre, ne voyage pas et les traque sans pitié..
Parole d’AJEDMais z’enfin
Mais revenons à nos moutons, amateurs inconditionnels d’herbe des prés :
L’arrivée du monstre  
clip_image006
  Labourage et hersage en Novembre
clip_image008
Décembre : terrain préparé
 
clip_image010
Mars 2014:  Les 7 ha de prés semés en Décembre verdissent après les dernières pluies de fin Février. En Février, on est surpris de constater qu’on attendait la pluie comme Le Messie

clip_image012
 
Les premiers carrés prêts à recevoir les graines de sarrasin, carottes, radis, navets, betteraves, choux Pet-Sai, petits-pois, roquettes, courges, et divers semis à transplanter : Tomates et plantes aromatiques : thym, basilic …etc..
Traçage d’un petit bassin en face de la terrasse du Studio
clip_image014
clip_image016
6h30 du matin en Janvier : Arrosage manuel du carré de roquette, de coriandre, d’oignon après les semis de décembre
Vers mi-Mars, nous avons pu arrêter les achats de légumes frais aux magasins, exceptés de temps en temps quelques épis de maïs, non OGM, espérons le, pour le plaisir de mon palais. Ce potager arrive à nous nourrir en la matière d’« l’herbe à consommer sainement » grâce uniquement au compost du voisin Jan. Pas d’engrais ni pesticides.
Pas de soucis non plus concernant l’eau pour l’arrosage.
Effectivement, ce qui a surpris énormément Betty est que sur ces parcelles cultivées, tout pousse à une vitesse vertigineuse.
Nos légumes sont-ils dopés, fertilisés à notre insu par ces voyageurs de pollens dénommés cannabis ou « zamal »?
clip_image018Et pas l’ombre d’herbe à enlever ni dans les planches, ni entre les lignes. Du boulot en moins.
Mais en ce qui me concerne, préposé à l’arrosage des arbres et arbustes plantés en haies coupe-vent, les séances d’arrosage de ces 50 « individus » me prenaient environ 3h
Donc, j’ai essayé d’installer un réseau d’arrosage goutte-à-goutte ‘'(voir photo ci-dessus)
Mi-Mars : Sarrasin en fleur et plein de papillons et de coccinelles jaunes
 
clip_image020
 
Mars : en premier plan, betteraves, navet et blettes en pleine croissance
clip_image022
John, Ben et Peter, voyant l’abondance du potager pour deux personnes nous demandaient si on voulait les vendre au minuscule «Marché des producteurs » qui se tient dans le jardin de l’unique librairie de Clarens les Samedi
Ils ne s’imaginaient pas que nous en consommons autant tous les jours. Aussi, nous en offrons de temps en temps à nos voisins les plus proches (leur maisons se trouvent à environ 3,5 km du Domaine Sérénité) à savoir David et Lynn , notre prof d’Anglais, et à Glen et Elrina
Je pense que la consommation de légumes ne prend pas une place importante dans le menu quotidien de ce pays voué au culte de Braaï (BBQ) de ses habitants Noirs et Blanc confondus. Invités chez des locaux, Betty et moi constatons que, à côté de la purée de pomme de terre, le Pumpkin au four, quelques rares légumes se courent les uns derrière les autres.
Avril : Kim Anh dans le carrée de sarrasin
P4304523
Fin Avril : récolte de graines de sarrasins, 50gr semés sur une surface de 30 m2 en Janvier.
clip_image026
 
clip_image028
Les graines récoltées serviront de semis l’an prochain ou donnés aux poules.
 
clip_image030
Peter (à gauche) et Ben en train d’égrener les épis de sarrasin.
P5064569

Début avril : à 7h30 : du brouillard dans la vallée au dessus de Clarens
clip_image034
A SUIVRE
http:// domaine-serenite-clarens.blogspot.com




















































lundi 26 mai 2014

VERLIESFONTEIN ; PLANTATIONS et CULTURES

DOMAINE SERENITE à CLARENS
PLANTATIONS Part Two
INVITE SURPRISE
clip_image002
Début Mars :
Premier tour 
Nous sommes allés remplir le bakie (le pickup 4 x4)de sacs de compost chez nos voisins Jan et Annamarie
clip_image004
Deuxième tour : 
Le bakie est remplie de kikuyu, prélevé en plaques de chez Jan.
clip_image008
C’est une espère d’herbe qui fait office de « gazon » autour de certaines maisons.
Assez dru et résistant à tout, le Kikuyu me fait penser à la « traînasse » que l’on trouve à L’ile de la Réunion.
clip_image006
Si le kikuyu servait de gazon à Wimbledon, les ouvriers de l’Espace Vert de ce Temple Sacré dédié à la petite balle ronde seraient soit au chômage, soit ils sont autorisées à passer les soirées dans les Pub. Car robuste comme il est, le kikuyu peut tenir tête aux crises de nerfs, de colères « factices ou réelles » des tenniswomen et tennismen.
Ces joueurs peuvent s’escrimer à se rouler par terre, mordre à pleine dent le kikuyu, à le piétiner sans pitié pour le plaisir de leurs fans scotchés devant l’écran Plasma ou affalés sur les gradins de Wimbledon, sans que le « gazon » en soit abîmé, nécessitant de la part des personnels d’entretien des mises en forme au millimètre près pendant la soirée afin de préparer les matchs du lendemain.
clip_image010
Car le kikuyu indestructible résisterait à ce type d’agression sans se sourciller. Et il resterait impassible, imperturbable devant la colère des « Dieux de la raquette »
Si la pente de ce carré n’est pas trop accentuée, Betty pourra pratiquer le Tai -Chi Chuan les matins des beaux jours. Bien sûr, elle ne piétinerait pas ce que plantent Ben et Peter
clip_image012
Nos Invités SURPRISES :
3 pieds de cette herbe très spécifique ont poussé dans le carrée de kikuyu. C’est une espèce de plante que les gens présents au Domaine Sérénité reconnaissent comme une variété de Marijuana. D’un air entendu et rigolard, ils me font comprendre que la consommation de ce « Zamal » (comme le désignent les Réunionnais est chose banale ici.
Comment ces pieds sont-ils venus ? Voyageurs clandestins dans les sacs de compost de Jan dont les employés s’évertuent à les cultiver en cachette dans le tas de fumiers ? Par les airs libres comme les pollens ?
Les ouvriers sur place ont-ils semé à notre insu, à l’instar du modèle vivant dénommé Betty qui n’arrête pas de semer, afin de s’envoyer quelques joints pendant la pause de 10h ?
BELLE PLANTE, n’est-ce-pas ?
clip_image014
J’en ai vu aussi au pied du mur derrière le Studio Atelier Cubique, et dans le champ labouré.
Il faudrait que j’inspecte minutieusement et méticuleusement notre domaine.
Pourquoi ??
Un jour, J. MOLOI, sous-officier du bureau de police de Clarens est venu faire une enquête routinière de proximité. N’ayant pas encore obtenu le titre de séjour, j’appréhendais de le faire visiter notre propriété ainsi que le chantier.
Evidemment, je m’évertuais à lui montrer la serre en cours de construction, les murs de la maison, le trou béant du bassin,t out en restant à une distance convenable du carré où pousse le kykuyu parsemé des quelques pieds « non invités »..
S’il voyait ces trois pieds bien « gaillards » au soleil…que penserait-il de notre situation ? S’il se mettait en tête à penser qu’Un Africain Jaune en Devenir est en passe de devenir, sous son nez et à sa barbe, planteur de l’herbe magique qui métamorphose les fumeurs en voyageurs immobiles???!!!! C’en serait fini de nos titres de séjour.
Car, MOLOI comme tant d’autres personnes que nous rencontrons à Clarens, nous posent toujours ces sempiternelles questions :
« Que faites-vous ici, à Clarens, en Afrique du Sud ? Même pas de business, pas de farming (vaches, ni chevaux, ni moutons)??? Pourquoi ? Pourquoi l’Afrique du Sud ? et pas U.K., pas les Seychelles, pas le Monaco où une Sud Af est devenue Princesse??? Pourtant la France est un si beau pays, où la vie est belle et agréable, où la cuisine gastronomique demeure une référence mondiale. !!! Retraite ??? What is that ? »
Sempiternelles questions à laquelle je m’applique à fourguer une invariable réponse accompagnée de rire jaune: « Profiter de la tranquillité, du paysage, du mode de vie à l’anglaise et à la South African, des rencontres avec les gens du pays…Cultiver sans engrais chimiques si possible des légumes pour nos besoins.» Bref questions bateau, réponse « pirogue » des troncs évidés sans rames…
clip_image016
Les carrés préparés par Ben et Peter.
Au fond sur la photo, ils sont en train d’ériger la clôture car on a constaté que certains animaux s’aventuraient vers cet espace la nuit et dégustaient sans vergognes les feuilles de nos jeunes arbres.
clip_image018
Donc on protège les jeunes arbres en les emmitouflant dans une gangue de grillages..
Bientôt, on remplira ces gangues de paille afin de protéger ces arbres du froid
Ben et Peter pensent qu’il s’agit de bock, de la famille de cervidé du coin. Leur taille à l’âge d’adulte dépassent rarement 60-70 cm de hauteur..
J’en ai aperçu de loin quelques spécimens au petit matin
clip_image020
Les peupliers posés et prêts à être mis en terre.
Espérons qu’ils survivront à ce premier hiver.
A SUIVRE
http://domaine-serenite-clarens.blogspot.com






































lundi 6 janvier 2014

AJED La saga commence

 

VISITE des PREMIERS REUNIONNAIS à CLARENS

Pascal, sa Maman, Myriam, son épouse et leurs deux enfants Lisa, Pierre ont fait une escale à Clarens du 31 Décembre 2013 au 2 janvier 2014.

Photos prises lors du déjeuner au Post House à Clarens le 1er Janvier 2014

 

clip_image002

 

clip_image004

 

 

clip_image006

 

 

clip_image008

 

 

clip_image010