lundi 10 novembre 2014

AJED La SAGA continue: La chorale CLARENS VINTAGE

 La chorale CLARENS VINTAGE
J’ai toujours rêvé de faire partie d’une chorale depuis que j’ai quitté le Conservatoire de Sàigon en 1969.
Un jour, au détour d’une conversation avec Trudy, propriétaire d’une guesthouse à Clarens, j’apprends qu’elle s’occupe de la chorale de la grande et principale église de Clarens. Jaap, architecte qui dessine notre maison est membre de ce groupe. Mais il n’est pas très assidu tous les dimanches matin pour chanter à la messe, car, dit-il, il ne chante pas très bien. Il me communique (???!!!) les coordonnées de René Human (retraitée, pianiste, ancienne professeur de musicologie à l’université de JHB et de Pretoria) qui s’emploi à former une chorale.
Depuis Juin, j'ai été pris pour une période d'essai de 3 mois à la chorale CLARENS VINTAGE. Pourquoi ce nom? Elle est composée uniquement que d’hommes, moyenne d'âge 50 ans. En basse, je suis le troisième en renfort, et septième du groupe.
Voici le programme concocté par René.
DSC_0379
Les morceaux choisis sont chantés en Anglais, en Afrikaan, (Dans met die rooi rok et Summerkerfees), en Latin (Laudate Dominium), en Italien (Santa Lucia).
Amazing grace/ Genade onbestkryflik groot et Douce Nuit (Silent Night) en deux langues.
Voyez la « Douce Nuit » de Noël traduite en Still nag, heilige nag
Le programme à préparer pour cette année et pour 2015, se réfère le plus souvent à Dieu, pas forcement à Jésus Christ (heureusement pour moi qui ne suis que déiste, et non pas Catholique) ces chants évoquent la gratitude envers Dieu.
La majorité des Sud Africains est très croyante et pratiquante, y compris les noirs. Au township Kgubetswana, on dénombre au moins 4 lieux de culte, et autant à Clarens Village. Les messes à Clarens se disent alternativement en anglais et en afrikaan, en fonction de la semaine paire ou impaire.
Par ailleurs, dans les hôtels et les hébergements, vous trouvez toujours la Bible ou le Nouveau Testament posé(é) dans ou sur la table de nuit. Parfois, au début ou à la fin des répétitions de la chorale, mes compagnons de chant font une petite prière de 15 à 20 secondes. Une éternité pour moi, qui pendant ce temps pense au Créateur du Cosmos.
  La répétition à 11h pour le concert à 12h-13h. A ma droite Marco (Basse) et Leon (basse)
PA264956
 
J'essai d'ânonner tant bien que mal les paroles en afrikaan, en anglais et en latin car pour certaines chansons on saute d’une langue à l’autre.
René veut que je sois à droite de la bande, de manière qu’elle puisse m’entendre chanter, non pas en mélodie mais en prononciation « correcte » des paroles en afrikaan et en TOUT …ha.ha. Vous imaginez que l’assistance apprécie, savoure l’afrikaan prononcé à la sauce vietnamienne. Heureusement, on ne s’évertue pas à chanter douce nuit en Sotho. (Bosio o Kgotso=[prononcez busiu u krutsu] ) ....
L’auditoire n’entendrait que moi en fausses notes, et en faux alphabets. Promis juré.
  Ci-dessous : Ma partition de Douce Nuit, Silent Night, avec les paroles en afrikaan, soulignées par Marco
DSC_0377
 
 
Programme du concert du 26 Oct à l’église Anglican à Bethlehem
Et les paroles de « What Child is this ? (Welk’ Kind Lê Hier?)
DSC_0380
 
Je ne narre pas ma gymnastique verbale et mentale pour les chanter.
Maitrisant le solfège, je déchiffre sans difficulté la clef de Fa (clef pour la basse) sans problème, et j’arrive à chanter juste les notes pour soutenir les deux Basses qui, ne sachant pas très bien lire les notes en Fa, se fient à leur mémoire mélodique. Et de suivre, parfois par mégarde la mélodie chantée par les Ténors ou Barytons. Quand cela arrive, je tiens fermement (ma) la corde « vocale » pour tenter de les ramener sur la bonne voie(x) ...
Encore du chemin à faire avant de chantonner joyeusement le Nabucco de Verdi, ou quelques passages en choeur extraits de La flute enchantée, ou de Madame Butterfly, ou d'Aida. Ne me tuez pas, s’il vous plait, en rajoutant le chœur de l’Armée Rouge de l’ex-URSS avec la légendaire Internationale.
Répétition tous les lundis à Clarens, de 17 à 19h dans la grande villa luxueuse (2 ou 3 ha arborés, 2 pianos dans deux pièces séparées, 2 salons pour les réceptions, immense salle à manger, mais que deux chambres à coucher ???) de René, grande femme charmante, une descendante des huguenots français. Son prénom a été mal orthographié par l’employé(e) du service d’état civil, donc sans le E final. Elle en rigole en me donnant ce détail. Le mari avait un travail probablement important dans les finances. Bref de la bonne et haute société, des bobos de bon pédigrée, fortunés de Jo'burg, pas bouseux comme moi cultivant deux radis et six carottes bio...
Pour le 26 octobre, (mon premier concert avec la bande) on a réalisé une performance convenable, dans l’ensemble, sans trop de dégât.
 
PA264958
Des représentations sont prévues pour les fêtes de fin d'année et on multiplie les répétitions pour les grands jours ou on chantera à la gloire de Dieu et de Jésus Christ accessoirement.
Une anecdote : le curé de la paroisse, en annonçant le concert, invite ses ouailles à remercier Dieu pour la pluie tombée le Vendredi 24 octobre, pluie si attendue dans le Free State où la sècheresse sévit durement cette année : aucune goutte d’eau n’est tombée entre le 5 Avril et le 24 Octobre. Ne sont-ils pas croyants ces Sud-Africains ??
Ci-dessous : Lyle au piano
PA264956
 
PA264962
Photo souvenir pour le canard de Bethlehem.
De gauche à droite : Dons, Ténor solo, Marco Basse, Jaco (caché par René) Basse 1er , Lyle, notre pianiste, Christ Ténor et Leon Basse 1
PA264967
Pour être à la hauteur de la star du jour (comme supporting actor), je me suis mis sur mes 31.
PA264948
Des bourrasques un tantinet glaciales balayaient les pentes entourant Sérénité. Des rafales à décorner les bœufs, à défriser les Cafres.
PA264951
Crédit photo : Grand merci à Betty
Si je continue, j’essaierai de convaincre René à inclure la « Petite Fleur fanée » dans le répertoire, paroles en créole et en Anglais. A vos plumes, mes lectrices et lecteurs anglicistes : Catherine, Sophie et René pour la traduction. Et Thierry pour arrangement instrumental. René ferait l’harmonisation pour le chœur..
« I have a dream », comme dirait l’autre. Rendez-vous à Noël 2017.
Quand j’entends “Petite fleur aimée” ou “P’tit fleur fanée”  je suis saisi d’un certain frisson. Cette chanson est écrite par Georges Fourcade (1864-1962) surnommé « le barde créole », écrivain puis mis en musique par Jules Fossy, son professeur de musique devenu ami très proche.
En 1930 il passe son examen d’entrée à la société des auteurs et présente comme sujet P’tite Fleur aimée.
C’est la chanson la plus connue des Réunionnais, je dirai presque un ‘hymne national » de cette île.
Défenseur du créole, auteur des pièces de théâtre, ses oeuvres ont marqué la littérature créole.
En 1978, Graeme Allwright pendant son long séjour dans l’île de la Reunion, a composé un morceau intitulé La Réunion qu’il a gravé dans son album « Question » et y a inséré aussi P’tit fleur fanée.
Et voici le texte : à l’attention des amis non créoles
1) Vi souviens mon Nénène adorée
Le p’tit bouquet, qu’vous la donne à moin
Na longtemps que li lé fané
Vis souviens, comm’ça l’é loin
Refrain : P’tit fleur fanée
P’tit fleur aimée
Di à moin toujours
Couc c’est l’amour
2) Li marché dans la forêt
Y faisait bon, y faisait frais
Dan’zerbes l’avait la rosée
Dans les bois zoiseaux y chantaient.
3) Depuis ça le temps l’a passé
Y reste plus qu’un doux souvenir
Quand mi pense, mon cœur l’é brisé
Tout ici comm’ça y doit finir
 
Deuxième rêve secret : Faire chanter mes compagnons de CLARENS VINTAGE la fameuse « Douce Nuit » (Silent Night) en viêtnamien, ce que je chantais en classe de Chorale en 1965. Paroles traduites du français par mon professeur de chant, un très fervent catholique.
On était 60 adolescents jeunes et adultes, à suivre ces classes 4h/semaine, formant un vrai chœur à 4 voix.
Le 23 décembre 1965, sous la voûte de la Grande Cathédrale Nhà Thờ Đức Bà à Sài Gòn lors d’un concert dédié à la Nativité, notre groupe faisait résonner ce célèbre morceau figurant dans le programme de la soirée.
 
Huy http :://domaine-serenite-clarens.blogspot.com
Cell phone et Viber : (27) (0)79 187 3798












































































dimanche 9 novembre 2014

AJED La SAGA continue Le Township de Clarens

Le township KGUBETSWANA de CLARENS
KGUBETSWANA en Sotho signifie Terre Rouge. Cette désignation remonte probablement très loin dans le passé car personne n’a pu me dire exactement quand ce terme est apparu pour la première fois. Terre Rouge provient-il de la couleur ocre viré vers orange-rouge de ce coin ? Ce township était-il le repère des « Rouges » la branche gauchiste légèrement radicale de l’ANC ?
Le vieux township
John, notre guide, en premier plan, devant un taudis promis à être détruit. A gauche, on aperçoit les maisons individuelles, construites dans le cadre de la politique de résorption des habitats insalubres.  On voit de loin, en arrière plan, le nouveau quartier du township
 
P5074595
Ce taudis, avec son inévitable parabole
P5074598
Ces cases sous tôle, à la lisière de la nouvelle zone d’habitation du township, seront rasées dans un avenir proche, selon John.
On voit les tuyaux de la voirie, entreposés à proximité des tranchées, prêts à être posés. Mais John précise que les élections générales de Mai 2014 étant passées, le chantier ne redémarrera pas de sitôt.
 
P5074599 
On retrouve la même stratégie coutumière des politiciens professionnels en ce bas monde : respectant scrupuleusement des échéances électorales, ils excellent dans l’art de la séduction des électeurs de base.
Le nouveau quartier de Kgubetswana :
Crée vers le début de 2000, il est composé de maisons individuelles distribuées gratuitement par le gouvernement aux occupants des taudis du township.
P5074597
Conditions de l’attribution :
*La situation économique et sociale.
*Pendant les cinq premières années, pas de loyer à payer, mais le « propriétaire » n’a pas le droit de modifier le bâti, plus précisément d’agrandir la maison à son aise,
* et évidemment pas le droit de la revendre.
La maison « sociale » type : environ 6m x 5m avec salle d’eau, WC, et un petit bout de jardin autour.
P5074596
 
  DSC_0294
 
Pour celle-ci, le propriétaire a ajouté une pièce au bâti initial
DSC_0296
Apparemment, il n’y a pas de contraintes concernant les matériaux à utiliser.
N’en parlons pas de permis de construire…
Kesako ??? Moi pas connaitre !!!???
Celle-ci : en cours d’extension.
DSC_0295
J’ai remarqué que chaque cour possède au moins un arbre fruitier.
Une rue pavée du township
P5074602
Globalement, j’ai l’impression que le quartier n’est pas délaissé en matière d’entretien et de propreté de la voie publique.
Quelques portes sculptées
DSC_0289
 
DSC_0291
Activités économiques du township : (sans compter celles des dealers)
L’atelier de la Coopérative d’insertion de John. Le jeune soudeur-ferrailleur exécute une commande d’un particulier
DSC_0288
Des objets produits en série sont mis en vente sur la place centrale de Clarens Village.
DSC_0337
La boulangerie « communautaire »gérée par la Coopérative du quartier. Pas d’enseigne, ni pancarte mais les habitants peuvent y acheter à un prix inférieur à celui pratiqué dans les magasins à Clarens. Notre voisine Elrina y fait ses courses, non pas pour des raisons financières, mais pour soutenir ces micro-activités associatives.
P5074575
Une épicerie-bazar-débit de boisson qui se nomme White House
P5074593
Son homologue « épicerie-bazar « est peint en rouge avec le signe distinctif de superette affiliée à un grand distributeur
P5074592
Ci-dessous, épicerie bazar « indépendant » MADIBA Food Shop
P5074576
On dénombre au moins 4 superettes dans Kgubetswana, sans compter des petites échoppes.
Ces deux établissements affichent belle et bien leur appartenant au réseau « Champion »
DSC_0299
 
P5074604
Surtout ce que l’on remarque est la présence de nombreux débits de boissons alcoolisés; les « Taverns » d’où partent des flux sonores tonitruants qui font trembler les pavés.
Comme partout, il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses.
Des touts petits bistro-gargotes qui accueillent des « piliers de bars » âgés, souvent bénéficiaires des allocations sociales, mal rasés, adeptes de petits verres au milieu de la matinée ou pendant la journée. La soif et l’envie n’attendent point l’heure, n’est-ce-pas !!. Rien de nouveau à l’Est, ni à l’Ouest, ni au Sud, ni au Nord d’ailleurs
Le confortable ZAMA Tavern, de bonne facture et fréquentée par les jeunes branchés : blousons, polos, jean à la mode. Le proprio connait-il le créol réunionnais « zamal » (marijuana) ?
DSC_0293
Elevage familial de bovin au Kgubetswana
Ci-dessous : paysage habituel que l’on aperçoit aussi au Viet Nam, en Malaysie, dans l’archipel des Mascareignes, et aussi à la campagne des pays que l’on appelle pudiquement « pays en voie de développement » .
Prés  sans clôtures, ni barrières.
Rien à voir avec des centaines d’hectares clôturés des grands éleveurs Afrikaners, nos voisins par exemple.
20140118_080714 (2) (Copier)
Certains habitants du Kgubetswana possèdent chacun quelques vaches, le plus souvent 2 ou 3. Les gardiens déplacent les animaux d’un pré à l’autre aux alentours du township et au bord de la nationale 711. Aux automobilistes de scruter les abords de la route, pied sur le pignon et prêts à piler en catastrophe.
Les propriétaires se cotisent pour rémunérer les cowboys sans cheval, ni LR 22. Piet, notre jardinier, paie mensuellement 200 Rands pour la garde de ses deux vaches .
Les vaches paissent sur le terrain de foot où les écoliers viennent exercer l’habileté de leurs jambes aux heures d’Education Physique et Sportive, si jamais par chance ils en ont.
20141021_085813 (2)
 
Les cultes dans le township :
Il existe au moins 4 lieux de culte dans le quartier.
Sans le guide attitré John, je n’aurai jamais su que cette maison est un Temple.
DSC_0301
Ces « temples » ne sont que des bâtiments ordinaires sans signe distinctif d’appartenance à un groupe « spirituel » ayant pignon sur rue.
Je suppose que la concurrence entre « églises » est relativement vive.
Il faut noter que les média diffusent abondamment sur leurs ondes les dimanche matins sermons et prêches des Télé-Evangélistes Blancs ou Noirs, (ou Télé-Baptiste T.B.). En les écoutant d’un œil (d’une oreille) distrait(e), je les comprends assez bien car ils articulent distinctement et lentement.
Ce phénomène est assez répandu en Afrique, et plus visible qu’en France ou à La Réunion.
On peut émettre l’idée que Jésus-Christ, dont l’enseignement a servi de véhicule de l’expansion spirituelle de l’Eglise catholique de Rome, devrait se réveiller ; puisque le «  territoire spirituel » et l’audience du Vatican, conquis à l’ombre de l’ère de la Colonisation économique des peuples arriérés, chancellent et s’effritent.
Mi- Septembre : Grande émotion dans l’opinion publique Sud Africaine
Le 12 Septembre, à Lagos, la capitale du Nigeria, une résidence-hébergement dépendant du Synagogue Church of All Nations, s’est écroulé probablement à cause des malfaçons. Cette Guesthouse servait à héberger des visiteurs et pèlerins se rendant aux sermons du prêcheur TB Joshua, une riche et très influente personnalité au Nigéria, un Grand Prophète pour ses fidèles. Il faut dire que ses prêches accueillent régulièrement des hommes politiques, la jet-set locaux, parfois aussi certaines personnalités Sud-Africaines.
Parmi les victimes, figuraient 85 pèlerins Sud-Africains dont les corps n’ont pas encore pu être rapatriés en Octobre. Quelques ministres Sud-Africains se sont rendus sur place les jours suivants la catastrophe.
Extrait du The Times du 10 Octobre
A guest house belonging to the Synagogue Church of All Nations in Lagos, headed by preacher TB Joshua, collapsed on September 12, killing 116 people. Eighty-five of them were from South Africa.
The remains of those killed were still in Nigeria. DNA samples being used to identify the bodies were at a laboratory in Cape Town.
 
Le vestige de l’Apartheid : De hauts réverbères :
Paysage banal que l’on voit dans presque tous les townships en RSA.
DSC_0298
 
DSC_0297
 
John dit que sous l’apartheid, les forces de l’ordre faisaient des descentes nocturnes dans les townships à la recherche des « agitateurs politiques » issus des rangs de l’ANC.
En réponse à ces « agressions», les habitants caillassaient des ampoules, ou démolissaient, dès qu’ils pouvaient, les réverbères classiques de 5 ou de 6m de hauteur. L’obscurité leur permettait ainsi de lancer des projectiles de toutes sortes : billes en acier projetées par les lance-pierres, parfois de balles réelles, contre les forces de l’ordre ; et d’échapper aux poursuites grâce à la connaissance parfaite des dédales, passages étroits du quartier.
La parade trouvée par les gouvernements de l’apartheid : Eriger des réverbères hauts de 35m à 40m, équipées de 6 ou de 8 puissantes halogènes de 500W chacun.
Maintenant, quand on se « promène » dans le township, où que l’on se trouve, dès qu’on lève ses yeux,…on tombe inévitablement sur ces réverbères. Vue imprenable comme dirait certains commerciaux immobiliers  !!!
Comme la plupart des Sud Africains, Blancs ou non Blancs confondus, est obsédé par l’insécurité, le nouveau quartier du township est aussi doté de ces diffuseurs de lumières.
Du Studio Atelier Cubique, la nuit, on aperçoit nettement les lueurs oranges-rouges provenant de ces hauts points lumineux situés à environ 5km en vol d’oiseau.
A SUIVRE
http :://domaine-serenite-clarens.blogspot.com
VERLIESFONTEIN P.o. Box 023
CLARENS 9707
Free State Province
RSA
Cell phone ( inscrit sur VIBER) +27 79 187 3798 ,









































































































jeudi 23 octobre 2014

AJED La Saga continue : La vie à Sérénité : Produits de la serre


Maraîchers malgré nous
En Juin, Ben et Piet ont reçu des consignes de Betty pour les semailles des légumes.
Mais, au lieu de mettre quelques graines dans un trou fait dans les sillons, ces deux avaient répandu en pluie les graines vidant ainsi tous les sachets de carottes, de laitue, de betterave, de poirée, de persils…etc.
Pour eux, ficher le sachet vide au bout du sillon était le moyen le plus pratique pour se rappeler les espèces et variétés semées.
Donc à notre retour le 15 Septembre, on se retrouve dans une forêt vierge comprimée sur 100 m2.
image
Les carottes enserrées comme les sardines en boîte, itou pour les betteraves qui, chacune pèse environ 350-400gr, doivent guerroyer pour avoir une place au soleil; et les laitues de se battre en bataille rangée pour respirer, le persil haut de 80cm ne sait plus où donner la tête…
Un grand ménage s’impose : aérer à tout prix la serre qui, initialement, a été conçue pour répondre aux besoins de deux ou de 4 personnes..
Le 19 Septembre :
Première livraison au restaurant The Courtyard environ 20kg : laitue, persil, « baby » carotte (car elles sont tellement serrées les unes contre les autres.) betterave, oignons verts, poirée.
image
Séduits par la qualité de ces légumes, Matin, le proprio et Chef cuisinier et Jane, sa femme demande à visiter notre domaine. Et ils redemandent des légumes pour les semaines suivantes.
Le tas de betterave (probablement 15kg au bas mot) que Betty donne à Piet pour nourrir ses deux vaches à lait.
image
Livraison du 26 Septembre à The Courtyard Restaurant : 1h de travail pour 200 Rands. Une paille. !!!???
image
Expérimentation de Betty :
Cultures sur buttes selon les principes de la permaculture afin de maintenir et entretenir la diversité avec le moindre effort.
image
Voir  sur Internet :
* en.wikipedia.org/wiki/Permaculture
          Et/ou permacultureprinciples.com
Le beurre fait maison :
Nous trouvons que le beurre acheté dans les magasins à Clarens ou à Bethlehem a un goût prononcé semblable à celui de la margarine.
Pourtant, après avoir fait le tour des différentes marques de beurre importé de UK, celui que nous trouvions « convenable » est importé d’Irlande.
Malgré cela. Pas tout à fait au gout de Betty.
Donc on a ramené en Septembre un appareil, « une baratte à manivelle»
image
400gr de crème fraîche, un soupçon de sel comme matière première.
Avec 35mn consacrées à faire tourner la manivelle, de l’huile de coude plus tard, voilà le résultat : 250gr de beurre frais.
Ce morceau de beurre maison pourrait rivaliser, sans aucun complexe, avec ceux d’Isigny ou ceux de Président que vous trouvez habituellement en France
Je ne porte pas au pinacle le travail fourni par Betty ; cependant, son beurre fait maison vaut le voyage, parole d’AJED.
image
En guise d’apéro :
Une tartine de miche au levain beurrée accompagnée de radis fraichement récoltés du jardin et agrémentée d’un verre de Sauvignon ou de Chardonay blanc bien frappé venant des environs du Captown vous inspire-t-il?
http :://domaine-serenite-clarens.blogspot.com



































mardi 21 octobre 2014

La vie à Sérénité : Le poulailler et 1er anniversaire à Clarens


Le poulailler est peuplé
Une fois que la construction du poulailler est achevée, il faut penser à le peupler.
En Juillet, John, notre soudeur, ferronnier d’art, responsable d’une association d’insertion des jeunes implantée au cœur du township Phahameng, et comptable à ses heures perdues nous signale que Bruce, propriétaire du Café-Restaurant Artichok situé à l’entrée de Clarens est prêt à nous donner des pigeons.

Il faut dire que Bruce a aménagé une mini-ménagerie avec aire de jeux pour enfants devant son café-restaurant munie d’un étang de taille très respectable. Y barbotent en liberté canards, oies, cygnes ; oiseaux non domestiqués alors que sur la terre ferme s’égayent poneys, poules, coqs, pintades, lapins. Tous pointant le nez en l’air pour admirer les pigeons virevoltant en bande.

Sitôt dit, sitôt fait. L’opération « Pigeons capturés avec consentement » démarre
Je suis préposé au bouchage de la trappe de sortie, interdisant ainsi aux pigeons de s’échapper de la volière pendant que deux ouvriers de Bruce tentent, à l’intérieure de la volière, d’attraper 4 couples.
20140722_142608 (2)
Les voilà dans le bakkie en route vers un palais 6 étoiles
20140722_143740 (2)
Trois coups de volant, 18km et 20 minutes plus tard…Les voilà sereins dans leur nouveau demeure, loin des rumeurs et du ladi-lafé (papotage, gossip) du village.
P7224941
En Septembre, à notre retour de Barre des Cévennes et d’ailleurs, en sirotant un Capuccino à Artichok, pour annoncer à Bruce que j’ai eu 4 pigeonneaux, je lui dis que je cherche des poules pour tenir compagnie aux pigeons.
Sans hésiter, Bruce me demande de lui ramener la cage afin qu’il puisse y caser ses 3 pondeuses, soi disant trop âgées (1 ans-15 mois).

Pour compléter le tableau, John nous conduit au township Kqubetswana à la recherche des volatiles bâtards mais rustiques. Un gars du quartier consent à nous céder un beau coq et 4 poules tous adultes. Mais à 10h du matin, impossible de coffrer ces bipèdes (que John appelle « Street poultry ») pour le motif « délit de vagabondage sur la voie publique » dans le quartier.

Betty veut acquérir quelques poules naines de race Bantam, réputées bonne pondeuses, bonne couveuses, et of course, bonnes mères.
Donc une expédition à l’animalerie à Bethlehem, et sur le chemin de retour, on embarque les trois pondeuses de Bruce

Ci-dessous; au cœur du township Kqubetswana: opération dite « A la recherche des poules perdues » menée tambour battant par Betty et John. Echec total
image
Le coq Bantam est fier, comme tous les coqs du monde et certains humains, de sa compagnie
image
Ci-dessous : Opération « Récupération et Recyclage des déchets du chantier » que Sam veut mettre à la décharge de Clarens.

Perchoir, pondoirs, et « nursery » pour poussins
image

Pour vous saluer, les volatiles ont posé pour la photo de famille …Sympa ..hein !!
image
 
Jacques, notre constructeur, a fait sa remarque qu’un poulet nain entier, bien dodu rôti à point dans son assiette le laisserait sur sa faim. « Rien à mettre sous la dent ». Parole de fervent amateur de braaï, et de Sud Afr et fier de l’être.

Ci-dessous, la nursery que je fabriquais à Sainte Marie en 2010.
image
Concernant notre poulailler actuel, à l’instar de certaines stations de Radio nationales (quelques villes au Viêt-Nam, en Malaisie, à Mayotte, à l’île Maurice..) qui réveillent le peuple dès la levée du jour (informations, musique martiale, prière de l’Imam, du muezzin..) grâce aux haut-parleurs accrochés aux lampadaires, j’applique la même procédure à ces volatiles.

Lorsque ce poulailler sera peuplé de 12 pondeuses et de 3 coqs, je leur diffuserai au petit matin, certaines séquences musicales extraites de « Pierre et le loup » de Prokofiev, doublées de celles du Carnaval des animaux de Saint-Saëns afin qu’elles accélèrent la ponte
Toujours au chapitre des animaux : quelques surprises
A 5h30 du matin, une trentaine de cervidés, appelée « Elan » ou Kudu s’aventure si près de la maison pour brouter de jeunes touffes d’herbe du fire-break. Ils ont passé par-dessus des fils barbelés, car excellents sauteurs, ils franchissent allègrement les clôtures de 2m de hauteur.


image
Nos voisins supposent que ces animaux, fuyant les incendies du mois d’Août au Golden Gate National Park, se sont réfugiés vers VERLIESFONTEIN.
Pendant une semaine, ces feux ont parcouru environ une quinzaine de km sur une largeur de 7 ou 8km.
De quoi mettre Rodney et sa bande sur les nerfs.
 
Des curieux babouins sont venus espionner le Dojo, salissant la peinture fraiche
image

Veulent-ils repérer si les pommiers ou abricotiers poussent sur le parquet flottant ?
Espèrent-ils ainsi, en chapardant des fruits pour améliorer leur performance physique, maitriser rapidement la posture de la Grue cendrée sur quatre pattes? A VOIR avec le Maître Betty
Un an déjà.
Premier anniversaire des AJED en RSA:
La métamorphose du terrain
20 Octobre 2103 la Nature vierge
image

18 octobre 2014 : à 7hdu matin Vue du haut de la tour éolienne :
A droite Atelier Studio Cubique, hangar, maison principale, Dojo et Cottage.
A gauche : la serre cubique, et le poulailler
image 
 
14 Novembre 2013 : passage du tracteur
image
 
19 octobre 2014 : environ 300 arbres : fruitiers et arbustes plantés.
image

Des rangées de platanes, de peupliers, de saules-pleureurs.
Des bambous et arbustes alignés servant de haies coupe-vent.
Et à titre d’essai : des carrés de 60-80m2 de sarrasin, de lin, de thym, de lavande, de soya, de maïs et pois chiche...
 
A SUIVRE : Maraîchers malgré nous
http:://domaine-serenite-clarens.blogspot.com