mardi 25 août 2015

Gens de France : Montaigu de Quercy

Gens de France : Montaigu du Quercy
( un petit bourg situé au Nord du département de Tarn et Garonne)
Et un amour de la petite reine motorisée
Montaigu de Quercy : un petit bourg de 1400 habitants permanents recensés en 2012.
Le Tarn-et-Garonne est un département essentiellement agricole et produit 80 % des fruits de Midi-Pyrénées, soit environ 300 000 tonnes en 2012.
Dans ce canton, on y croise bon nombres de résidents et touristes Britanniques.
La raison ?
Il se situe à proximité de La Dordogne-Le Périgord qui, depuis une vingtaine d’années a séduit un certain nombre de Britanniques dont quelques célébrités :

Patricia Atkinson, un ancien mannequin britannique, n’y connaissait rien au vin. Elle a tout quitté pour acheter le vignoble du Clos d’Yvigne à Gageac-Rouillac. Les livres qu'elle a écrits sur son histoire dans les vignes « Les raisins du bonheur » et « La belle saison » sont devenus des best-sellers outre -Manche
En 2012, la famille Fleming a choisi William Boyd pour écrire la suite des aventures de James Bond. Mais l’écrivain, scénariste et réalisateur a cédé bien avant à l'appel de la vigne en Bergeracois. En 1995, il a acheté une propriété viticole à Pomport. Désormais, un cabernet-sauvignon baptisé «Château Pécachard» mûrit tous les ans dans son chai.
Journaliste et écrivain britannique, Martin Walker possède une maison dans la région du Bugue. Il est l'auteur de nombreux essais et de la série policière Bruno, Chief of police, qui se déroule dans le Périgord.
L’attrait que la région Dordogne-Périgord exerce sur certains sujets de Sa Majesté a été tel que certains Britanniques commençaient à venir nombreux pour la visiter, et à apprécier la gastronomie locale. D’autres avaient finit par investir dans l’achat des résidences secondaires, et les low-cost Ryanair, Flybe , ont ouvert des vols directs (une ou deux fois par semaine) entre Bergerac, Périgueux et Southampton, Manchester, Liverpool, Birmingham, Edimbourg .etc.
Dans un passé récent, quelques citoyens Britanniques, probablement naturalisés Français, dans la région ont été élus conseillers municipaux.
Mais revenons à nos moutons du Montaigu de Quercy
DSC_1851Comme beaucoup de cités médiévales, ce petit bourg possède la haute ville caractérisée par son église et ses ruelles étroites en pente, et la ville basse traversée par des axes de circulation routière.
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Je trouve particulière cette Eglise néo-gothique construite entre 1890 et 1905, et qui, vue d’en bas, parait tout à fait ordinaire et normale comme n’importe quelle édifice religieux catholique.
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Mais vue d’en haut, on remarque que le clocher abritant l’entrée de l’église et la nef centrale ne forment pas un tracé rectiligne.
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A part cela, à l’instar des petites villes ou bourgades, un petit marché hebdomadaire des producteurs et d‘artisans se tient tous les Mercredi
Rien de bien particulier.
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Un amour de la petite reine motorisée
Un restaurateur de Vélo Solex
Rencontre au détour d’une promenade autour
de Montaigu de Quercy
M. BLANC André : 82 ans, agriculteur à la retraite a pour violon d’Ingres :
La restauration des Vélo SoleX
Le VéloSoleX (marque déposée), plus communément appelé Solex, est un cyclomoteur dont le moteur a été créé par la société de mécanique française Solex. Il en a été produit plus de sept millions, sous plusieurs versions, de 1946 à 1988.
En tant que cyclomoteur, il pouvait se conduire en France sans permis et dès l'âge de 14 ans. Légère, rustique et économique, (André estime que le Solex consomme 1l d’essence /100km) : « La bicyclette qui roule toute seule » (selon un slogan des années 1950) a été très populaire chez les lycéens, les étudiants et les ouvriers. C'était en quelque sorte la 2CV des cyclomoteurs.
La production a été assurée d'abord à Courbevoie puis dans (au moins) deux autres usines situées à Asnières et Mâcon, avant d'être regroupée en 1975 à Saint-Quentin après le rachat de la marque par Motobécane. La marque a également produit des bicyclettes au début des années 1970
Une tentative de relance a eu lieu en Hongrie de 1998 à 2002 (société Impex).
En 2006, la marque Solex avec son esthétique vintage a été reprise par Pininfarina qui, ayant conçu un cyclomoteur électrique, a implanté en Chine une usine pour le fabriquer.
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Jacques Sternberg, dans son livre Vivre en survivant : démission, démerde, dérive (illustré par Gourmelin), fait un éloge marqué du VéloSoleX en l'opposant à la moto sur tous les points :
* Son moteur, (45cc en 1946 passe à 49,99 cc en 1955 ) quand le pot n'en est pas cassé, est particulièrement silencieux, permettant d'entendre les bruits de la campagne et les chant des oiseaux.
* Sa vitesse limitée à 30-35 km/h permet de jouir tranquillement du paysage et de sentir la brise sur sa peau : pas de tenue de cuir isolant du monde.
* Le fait de pouvoir « aider » le moteur en pédalant dans les côtes empêche de s'ankyloser (chic)
* En cas de panne, tandis que le motard est bloqué, le possesseur de VéloSoleX relève tranquillement son moteur et utilise son engin comme un vélo simple. (sources: Wikipédia)

Dans l’atelier d’André
Des moteurs à restaurer
 
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En arrière plan, deux Mobylettes attendant qu’André ait le temps de se consacrer à elles
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Deux sacoches d’origine
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Un SoleX bleu, alors qu’habituellement les SoleX des années 1950-1970 étaient peints en noir.
Et une roue arrière, tout droit sortie de la décharge publique
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Un SoleX Rouge, Blanc et Bleu, d’origine pour Dame, modèle S 3800,
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Où André trouve-t-il les Antiques SoleX à restaurer et les pièces détachées ?
Les vides greniers, les braderies d’été, les réseaux de bourses d’échanges SoleX, et aussi récemment, toujours par ces réseaux, les commandes passées à une usine implantée en Chine, (ou en Pologne, parait-il) et à certains sous-traitants asiatiques.
André montrant à Betty un pneu « Made in Viet Nam »
Et d’affirmer honnêtement que certaines pièces ne sont pas d’origine des années 1950-1970
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Peinture en cours de séchage
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Enfourcher ce SoleX me ramène vers les années 1964-1969.
NON, je ne me prends pas pour Jacques TATI qui, dans « Mon Oncle » (1955) chevauche son SoleX dans Paris,
Et encore moins pour Robert Redford dans « Les Trois jours du Condor » de Sydney Pollack (1975)
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André arrive à vendre environ 3 ou 4 SoleX restaurés par an à un prix dérisoire : entre 150 à 300 euros.
« C’est de l’amour et de l’eau fraîche », insiste-il, façon Zen, car ces ventes ne nourrissent pas son homme
Toujours bon pied bon œil malgré son grand âge, ce travail lui permet d’être en grand forme grâce à un passe temps qui lui tient à coeur.
Ce SoleX, est prêt pour la livraison, muni de la plaque d’immatriculation,
car le SoleX est considéré comme un véhicule à moteur, au même titre que des gros cubes..
Est-ce une blague ?
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vendredi 21 août 2015

Gens de France Mémorable séjour dans le Gers English version

A wonderful stay in Gers Department
After an overnight flight JHB-Paris-Toulouse, we were warmly greeted by Colette and Yves, our longtime friends whom we met in 1984, when we left Normandy for Auch. (Department of le Gers, around 70km from Toulouse)
We stayed in Auch for 6 years, before leaving for the island of Reunion (1990-2013)
Since last year, August 2014 we have decided that every summer we will organize a reunion of old friends. Last year, we were 6 adults and two youngs: Colette, and Yves, Pierre and his son Louis (20 years), Monique and his son Hugo (18 years).
On August 2014
In a clockwise from left to right: Pierre, Colette, Monique, Betty, Huy
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And Hugo
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2014 August
In the foreground :Louis and his father Pierre
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This year, Hugo, in accordance with his compulsory university curriculum, and being a beneficiary of European Erasmus Programme, could not join us because of he has to spend one year in Madrid.
Of course, we would like to find other old friends. However, the availability of others did not enable us to find ourselves all together for a few days.
Fortunately, the big house in the country of Yves and Colette gives us the opportunity to be together under one roof
This was the opportunity to evoke some old and pleasant memories as well as future plans for each clan’s member.
Colette, as inhabitants of the Gers (a spot, like La Dordogne-Le Périgord where people are fond of great pleasure of the palate =plaisirs de la table, and they honour it seriously) is an excellent cook. She chooses, with great care, the ingredients for her dishes, made with love.
For welcoming us, as she knows that Betty and I love to enjoy fish and sea food, she had prepared a terrine (pâté) of turbot topped with Saint- Jacques shells.
Not an ordinary dish!! I would say!
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Obviously, red and white wines, taken out of the cellar, complement these delicious dishes: game birds: young partridges and  pheasants provided by Christian, her brother-in-law. They were slow roasted at a  slow cooking, low temperature: for  at least 3 hours at 80 ° C-90 ° and served with the  vegetable garden of Christian   

  Colette and Yves
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  Christian and Agnès, his wife 
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Christian’s bottle of Vieux Armagnac, is aged 50 years now. Christian is planning to uncork and enjoy it when celebrating the 50 years of their weeding in 2025
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One must mention local specialities or products such as : foies gras  ( duck or goose fat liver), smoked duck breast, confit d’oie or confit de canard (duck or geese cooked in their own fat to preserve their meat), Armagnac, a kind of Brandy and Agen’s prunes 
 
Next report : Montaigu du Quercy 
 
 
 

jeudi 20 août 2015

Gens de France Mémorables séjours dans le Gers

Extraordinaire et agréable séjour à AUCH
Capitale du Gers
16 Aout 2015 : Après un vol de nuit Johannesburg-Paris-Toulouse, nous sommes accueillis chaleureusement chez Colette et Yves à Auch, le capital du Gers.
Ce sont des amis de longues dates rencontrés en 1984, lors que nous avons quitté VERNON, en Normandie pour Auch, situé à environ 80km de Toulouse
Nous avons vécu 6 ans à Auch avant de partir à La Réunion (1990-2013)
En Avril 2014, nous avons envisagé d’organiser annuellement, si possible, des retrouvailles des anciens du Gers.
 
Aout 2014: De gauche à droite Pierre, Colette, Monique, Betty, Huy
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Hugo, fils de Monique
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Pierre et son fils Louis
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Cette année, Hugo, étudiant en 2ème année de l’Institut de Sciences politique à Bordeaux (IEP Bordeaux) ne peut pas nous rejoindre car, étant boursier, il devait préparer son séjour d’un an à Madrid dans le cadre du Programme Eurasmus.
On espère de nous retrouver avec davantage d’anciens du Gers
Mais la disponibilité des uns et des autres, ne permet pas de se retrouver tous ensemble pour quelques jours.
La maison de Colette et d’Yves est suffisamment grande pour nous héberger tous sous le même toit. Et de pouvoir évoquer aussi bien des souvenirs agréablement mémorables que des projets d’avenir de chacun.
Colette, Gersoise de souche, et à l’instar de certains habitants de cette région : La Dordogne-Le Périgord, est une extraordinaire Chef au fourneau.Elle excelle dans la préparation de ses repas, composés de délicieux mets servis accompagnés d’excellentes bouteilles de leur cave.
 
Colette sait qu’en Afrique du Sud, poissons et fruits de mer ne courent pas sur la table de ses habitants.
Pour fêter notre arrivée, une terrine de turbo aux coquilles de Saint-Jacques nous attend depuis 3 jours dans le frigo.Le temps que la terrine exhale toutes ses saveurs
Excellent et délicieux comme entrée en matière de retrouvaille.
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Colette et Yves
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Perdreaux, faisans, apportés par Christian, le frère d’Yves- délicatement rôtis à basse température (environ 80°C) pendant au moins 3 heures. Sans compter de délicieux  légumes venant directement du potager de Christian.
Je ne parle pas de millésimes  rouge et blanc sélectionnés et extraits de leur  cave pour l’occasion.  
Christian et Agnès DSC_1751DSC_1754
Un Viel Armagnac de Christian mis en bouteille en 1965.
Christian et Agnès comptent déboucher cette bouteille  en 2025 pour fêter les 50 ans de leur mariage.
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Est-il nécessaire de mentionner  les spécialités du Sud-Ouest : foies gras, rillette, confits (d’oie ou de canards) que Colette prépare et met en conserve après avoir sélectionné elle-même les producteurs et leurs produits. 
Sans oublier : le magret fumé, l’Armagnac, Le Floc de Gascogne, la liqueur gascogne le Pousse Rapière
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et LE PASTIS :

Le pastis est un dessert. Il n'a absolument rien à voir avec la boisson anisée homonyme, le pastis, si ce n'est que son nom a la même origine : le mot occitan « pastís » signifie pâté, pâtisserie, mélange,... C'est un gâteau basé sur une pâte sucrée extrêmement fine repliée en accordéon et arrosée durant la cuisson d'une sauce spécifique.
Une variante du pastis traditionnel est la croustade qui est souvent aux pommes, mais aussi aux pruneaux, aux raisins ou aux myrtilles.
Les recettes varient de village à village voire de famille à famille. Ce qui rend illusoire la recherche du vrai et d’authentique pastis. (sources : Wikipédia)
 Bon appétit
 
























jeudi 9 juillet 2015

Gens venues ailleurs AJED La saga continue En Mai fais ce qu'il te plait LA SOUDURE

Gens venus ailleurs AJED : 
En Mai, fais ce qu’il te plaît
Apprenti soudeur
Une très agréable surprise du 18 Mai 2015
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En confiant ce paquet le 20 Avril à la poste, Catherine espérait que ce colis arrive avant le 10 mai, le jour de mon anniversaire. Hélas il est arrivé le 18 mai, car il a fait une escale à Mayotte et s’est assoupli quelque part dans un des bureaux des services postaux après avoir fait un long périple entre la RUN-Mayotte-RSA.
Non, je ne me plains pas car compte tenu des délais d’acheminement entre La Réunion et l’Afrique du Sud, l’essentiel est que tout ce que l’on nous envoie nous parviennent.
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Récemment, nous avons reçu quelques plis envoyés de France en Janvier 2015, c’est pour vous dire. Il faut vous informer aussi que dans ce pays, on paye des frais pour le retrait de colis venant de l’étranger et lettres en recommandé.
Nous avons été gâtés :
1) Des tablettes de chocolat Mascarin confectionnées à l’ile de la Réunion. En particulier le chocolat au sel de Saint Leu de la Réunion, l’équivalence de sel de Guérande produit dans la Loire-Atlantique. Un mariage très bien réussi du sucré avec un soupçon de salé.
2) Un flacon de sirop de curcuma, une spécialité de La Plaine des Grègue à la Réunion. Les producteurs de curcuma péï avaient le sobriquet « Pattes Jaunes » car on disait qu’à force de travailler, de retourner, et de piétiner les montagnes de morceaux de curcuma en cours de séchage au soleil, leurs pieds finissent par être teintés d’une couleur jaune-ocre
3) Et les pots de moutarde au goût français auquel nous avons été habitués. En effet, ici on peut trouver dans les magasins de la moutarde dite de Dijon, moutarde en grain de Maille mais elle est conçue pour les consommateurs locaux, c'est-à-dire un goût sucré et acide assez prononcé similaire au ketchup.
4) Du ferment lactique pour Betty qui nous prépare toutes les semaines des yaourts-maison car ici il nous semble que les yaourts possèdent d’agar- agar comme additif.
Grand merci à Catherine qui, lors de son très court séjour en Mars à Sérénité, avait enregistré « nos plaintes » selon lesquelles le chocolat et la moutarde que l’on trouve en RSA nous laissent en bouche un léger soupçon de nostalgie comparé à ce que nous avons connu en France ou La Réunion. Une très délicate et appréciable attention.
L’apprenti soudeur
Mon rêve secret était de savoir souder, non pas pour pratiquer de la ferronnerie d’art, mais juste pour confectionner quelques petits objets selon mes besoins et envies.
En Mars 2014, j’ai bénéficié de deux heures d’initiation avec Jan, un de nos voisins, puis j’ai acheté un minimum d’outils de base.
En Février 2015, j’ai commencé à observer attentivement Ben souder la partie supplémentaire du poulailler destinée à héberger les canards et oies durant la nuit.
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Ben sait réaliser un certaines nombres de tâches qui nous sont utile et nécessaire, un « homme à tout faire », en quelque sorte. Mais malheureusement, à nos yeux, le travail fait laisse un peu à désirer car Ben ne prête pas l’attention à la finition, à la finesse de l’objet fini. Ce que nous appelions à La Réunion « du travail gros doigts ».
Cela est-il dû à l’acquisition du savoir-faire sur le tas, sans passer par une formation « académique » ? Une habitude, un trait de culture des pragmatiques ?
En tout cas, comme il ne s’exprime pas très couramment en Anglais, et je ne pipe rien en sa langue Sotho, j’ai « appris » en silence en mémorisant ses faits et gestes. Bref, un mimétisme comportemental pour faire court au lieu de vous asséner un terme savant des psychologues spécialisés dans le behaviorisme : l’apprentissage vicariant.
Mais je m’efforce de ne pas laisser devant l’Eternel les points de soudure sous forme de boursouflures « gros doigts ». De la pratique et de la patience au programme.
Et j’ai déjà cramé un pantalon en coton, et attrapé une brûlure au tibia en découpant des tubes de fer à la meuleuse Makita pesant 5kg à elle seule.
Ma première réalisation : un étendoir mural
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Ensuite, un petit portal du jardin avec l’aide de Ben,
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En ce moment, je charge Ben de débiter les tubes de fer à la meuleuse Makita les jours où il est un peu mieux réveillé pour la tenir droite afin d’avoir une coupe nette.
Quand à moi, je n’arrive pas à tenir cette meuleuse en main, elle est trop lourde pour mes muscles.
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Je réalise les soudures en plein air pour des raisons de sécurité, car à l’intérieur de l’atelier, j’entrepose en permanence, en plus des outils électro-portatifs du bricoleur, de la débroussailleuse, de la tondeuse thermique, des bidons de peinture de 5L, etc, deux jerricanes totalisant 30L-40L d’essence.
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A l’intérieur de l’atelier, une petite étincelle partie de la meuleuse ou de la baguette de soudure suffit à transformer dangereusement ce bâtiment en bouquet final des feux d’artifice du 14 Juillet.
Et moi ou Ben en arbres de Noël illuminé.
Des heures d’entrainement à agglomérer des chutes de tubes de fer et un kg de baguettes de soudure consommées plus tard :
Deux grilles de protection pour les salles de bains du cottage réalisés avec le concours de John, le comptable-soudeur- agent d’insertion en ce qui concerne les motifs de décoration : courber les tiges de fleurs de 10mm de diamètre et former un cercle (la terre ou l’œil selon vos préférences) à insérer dans le triangle et dans le carré.
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Cette grille me parait plus agréable à voir que des sempiternels barreaux de prison que l’on voit partout dans ce pays ou à la Réunion
La réalisation de ces grilles s’avère un peu plus compliquée que celle du petit portail de jardin.
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Lundi matin : Travail en mode solitaire : la grille a été scellée dans le mur en une heure.
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La grille vue de l’intérieur de la salle de bain
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Un grand portail coulissant 3.30 m x 1.70 m qui sera installé par John, et son compère Piet, alias Coolie, sobriquet donné par Elrina qui lui commande de temps en temps de petits travaux en maçonnerie à la ferme.
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Le cadre et le grillage à souder
La grille posée sur roulettes. Encore quelques finitions pour parfaire l’œuvre : souder le grillage au cadre.
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Et et au programme : un deuxième petit portail qui nous évite de pousser le portail coulissant à chaque sortie.















































vendredi 26 juin 2015

Gens venus ailleurs AJED La Saga continue Quatre saison Part two

Gens venus ailleurs : Quatre saisons Hiver
Part Two
En Avril, Lynne nous a dit qu’on pouvait avoir du bois de chauffage provenant des arbres tombés à la suite des orages d’été des années précédentes.
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En Mai, avec Ben, j’ai passé une matinée à débiter un tronc de pin et des branches d’une grosseur convenable pour alimenter notre poêle Godin.
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A cette occasion, j’ai acheté deux scies à bois vert car je ne voulais pas que Ben manipule la tronçonneuse thermique. Pourquoi ? Généralement, les Lundis matin, je ne confie pas des tâches que je juge dangereuses à exécuter par Ben. Car on ne peut pas venir débiter les troncs quand on a envie ou quand on est disponible, puisque la vie à la ferme impose des contraintes imprévues qui font capoter parfois des activités programmées.
En langage décodé, je sais que Ben, comme beaucoup de gens, jeunes ou moins jeunes, ici ou ailleurs dans le monde, est imprégné de tendances à bien taquiner les bouteilles les samedis et dimanches.
On voit comment Ben mène son boulot pendant la journée du lundi : rythme ralenti, regard un tantinet perdu, et surtout le manque d’entrain. Enfin il accuse la fatigue née du Week-end, pour ne pas dire qu’il « cuve » ses boissons.
Ceci étant dit, il faut reconnaître son courage de faire quotidiennement en vélo 30 km A/R (au moins 2h en selle) et 8h de boulot. Et il arrive à l’heure à 7h30 pour repartir à 16h30.
Cela mérite d’être souligné.
Hiver :
Dans un quartier du Soweto
Opération Snowball du journal The Star en partenariat avec Gift of the Givers Foundation, Vodacom, un opérateur de téléphonie mobile
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Dans certains endroits, l’hiver synonyme le début des opérations humanitaires en faveur des élèves issus du milieu défavorisé. Distributions de couvertures, des petits déjeuners ou déjeuners équilibrés etc.
A la station Radio SAFm, j’ai entendu un jour une responsable d’une association caritative insister auprès des parents afin qu’ils fournissent, dans la mesure du possible, à leurs enfants des petits déjeuners calorifiques mais équilibrés afin que ces petits tiennent la route toute la journée sur les bancs de l’école.
Cet appel de bon sens a-t-il été entendu quand on connait la mal bouffe qui prédomine la vie des populations défavorisées ou très pauvres, en particulier des immigrés « illégaux » venant des pays limitrophes de la RSA ?
ESKOM et les coupures de courant programmées
Habituellement, les coupures de courant ont lieu assez fréquemment, mais en hiver, ce phénomène s’accentue. ESKOM, la société nationale d’électricité, publie à travers les médias les plans hebdomadaires de délestage de courant. Et tout le monde s’organise pour faire face : établissement des plans d’utilisation des appareils électriques, des machines etc. ou mise en route des groupes électrogènes. Alors qu’à Sérénité, nous organisons nos activités consommatrices d’électricité en fonction de l’ensoleillement, les clients d’ESKOM collent leurs yeux et oreilles aux tableaux de délestage.
A mon avis, cette pénurie chronique de l’électricité résulte de plusieurs facteurs.
D’abord, les Blancs ont toujours eu l’habitude de consommer sans retenu le courant. Car à l’époque de l’apartheid, le charbon de la RSA ne s’exportait pas facilement, «embargo économique» oblige. Donc on le fourguait aux centrales thermiques, et le prix des Kw était bas. Les maisons hors des townships étaient (et restent encore) illuminées le soir comme des guirlandes de Noël ; sans compter que ces foyers possèdent une quantité pléthorique d’appareils électroménagers, et ils sont quasiment tous équipés de chauffage électrique au plancher. La pompe à chaleur comme moyen économique de chauffage !! Kesako ? Connais pas.
Et cette habitude consommatrice « un peu excessive » perdure.
Ensuite, depuis 1996-1998, les municipalités subventionnent la consommation de l’électricité des habitants des townships. Au Kgubetswana à Clarens, ils payent 1 Rand le Kw, en achetant des coupons qui alimentent leurs compteurs, alors que les habitants du centre de Clarens, pour ne pas dire les Blancs, déboursent entre 3.20 R-4.5 R/Kw en fonction des tranches d’électricité consommée mensuellement.
Troisièmement, la croissance démographique, la montée en puissance de la classe moyenne noire dont beaucoup ont adopté les conforts et comportements des Blancs-on les comprend-, contribuent largement à accentuer le déficit en énergie face à la demande. Statistiquement, la moyenne nationale de consommation mensuelle des foyers se situe autour de 1.500-1.800 Kw. Certains de nos amis commencent à dire que la facture devient de plus en plus difficile à supporter, non seulement par l’augmentation du prix du Kw mais aussi à cause de la hausse des tarifs d’abonnement, de maintenance des lignes etc.
 
A ces trois raisons énumérées ci-dessus, il faut ajouter les branchements sauvages qui rendent difficiles les prévisions ou plans de production d’ESKOM pour faire face à la demande toujours croissante
A proximité d’une école primaire :
Poteau d’électricité hérissé de branchements sauvages
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Et cerise sur le gâteau : la très mauvaise gestion d’ESKOM sur tous les plans, en particulier le management des personnels, « la stratégie » à moyen et à long terme menée par les dirigeants d’ESKOM. Ils ont été nommés par le pouvoir d’ANC, (le fait des princes pour être poli), et ces copains du cercle rapproché du pouvoir ne semblent pas être à la hauteur de leur fonction. Ce népotisme, aussi vieux que la découverte de la fermentation pour la confection du pain, continue à être appliqué assidument par les gens qui nous gouvernent, ici ou ailleurs dans ce vaste monde.
On sait qu’ESKOM, avec la bénédiction du gouvernement, a investi beaucoup ces derniers temps dans le domaine de l’énergie : achat de deux centrales nucléaires à la France vers 2008, participation en capital dans le pharaonique projet de centrale hydraulique en République Démocratique du Congo, dans la création des fermes photovoltaïques dans la province d’Eastern Cape, dans le Karoo.
Un peu exsangue depuis quelques années, ESKOM, à croire la déclaration d’un responsable haut placé faite à la station SAFm, envisage une augmentation de 25% des tarifs car, actuellement les centrales thermiques fossiles dévorent mensuellement environ 1,500 milliards de Rand plombant ainsi son budget.
Encore heureux que le pétrole brut ne taquine pas les 100-120 US $/baril. A 200 US $, les Sud Africains reviendraient à la bougie et aux lampes à pétrole, et adieu les planchers chauffants
Agitations sociales en perspective !
Dessin paru dans The Star le 18 Mai : TESLA, la marque de voiture américaine dont le PDG, Elon MUSK, Canadien de nationalité par sa mère, né à Pretoria en 1971, a fait sensation en annonçant que sa société a crée une batterie murale révolutionnaire Lithium-ion appelée Powerwall
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Le Powerwall très compact dont le prix serait très compétitif, pourra stocker l’énergie provenant des sources non-fossiles, et conviendra aux besoins aussi bien ceux des les particuliers que ceux des collectivités ou entreprises.
Cette invention technologique a permis à certains médias de comparer Elon Musk à Thomas Edison, à Henry Ford.
A titre de comparaison, un Powerwall de 6Kw pesant 63kg remplacerait mes 32 batteries (4kw si elles sont chargés à ras-bord) totalisant environ 400kg.
Les dirigeants et le ministre de l’énergie en RSA auront des soucis à se faire car Elon prévoit de débarquer en RSA ses Powerwalls avant la fin de l’année 2015.
Les Gens d’ici et le froid hivernal :
L’hiver 2014, nous avions remarqué que les Sud Africains gardent sur leurs dos les blousons, doudounes, bonnets quand ils sont à l’intérieur de chez eux, tout en laissant les portes d’entrée grande ouvertes. De même au restaurant, aux boutiques, et chez commerçants.
En juin 2014, lors de ma première participation à la répétition de la chorale Clarens Vintage chez René, je ne m’attendais pas à être « congelé » à vif : sa cheminée à gaz était allumée, le plancher chauffant branché, mais la porte d’entrée béante ouverte. Et mes compagnons de chant tous emmitouflés dans leurs blousons, caressés par les courant d’air froids se chauffaient à la voix humaine. Depuis, comme vous dites « chat échaudé craint l’eau froide », je vais à la répétition chez René habillé comme un Eskimo partant à la chasse sur la banquise : sous vêtement Thermolactyl, chemise en laine épaisse, pull et blouson afin de garder haute ma voix en bonne forme .Br..br..
Betty et moi conservons nos 3 ou 4 couches quand on est conviés aux diners chez les Harrison, les MacLeod ou au Courtyard Restaurant. En un mot, on se fond dans le moule local.
Je plains les vendeurs ou travailleurs dans les magasins où les portes, même vitrées pour certains, ne sont pas fermées. Evidemment, pas de chauffage pour l’espace intérieur, et les personnels restent accoutrés comme s’ils se promenaient en ville ou à la campagne.
La caissière chinoise de la Superette Severite à Clarens.
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Deux vendeuses de la quincaillerie Clarens Hardware où il faisait entre 8°C et 10°C à l’intérieur
Toujours ravies d’être sur la photo, soit dit en passant.
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Alors que le proprio de cette Super 7, un prototype, je suppose, est en T-shirt en plein soleil quand le mercure flirte avec les 15°-16°C
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La Star du jour conserve tout de même trois couches sur son dos.
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Et pendant ce temps là, que font les Gens venus ailleurs les AJED face à la température hivernale ?
Nous avons souffert, et continuons encore à souffrir, pour la deuxième saison (comme la deuxième saison des séries de TV), de la température des zones de climat tempéré modéré.
Explications : nous avons vécu durant 23 ans, une tranche de notre vie tout de même, dans un climat chaud et humide à La Réunion. Nos peaux ne parviennent plus maintenant à affronter et à endurer ce climat froid et sec des zones tempérées.
Résultats : dès Mai 2014 les gerçures ont fait leur apparitions aux doigts (pouces, index, majeur, et aux talons) et nos peaux devenues très sèches nous démangeait. L’an dernier, de Mai à Juillet, je portais en permanence pendant la journée les gants, j’enduisais ma peau de crème pour la « graisser », et j’évitais au maximum des contacts avec l’eau froide. En même temps, on consommait une grande quantité de graines oléagineuses, d’huile vierge à la cuillère au petit déjeuner, gélules de l’huile de foie de morue, thon et sardines en boites car dans ce pays, il est impossible de trouver les poissons pélagiques frais sur les étals comme à La Réunion.
Malgré ces actions énergiques et énergétiques, ces gerçures me rendaient, et me rendent encore handicapé pour le travail manuel au quotidien. Manipuler des objets avec les pouces, index et majeurs légèrement blessés m’amène parfois à pousser des cris sauvages dans l’atelier, à proférer rageusement des onomatopées.
Heureusement, ces souffrances ont entamé cette année leur douce descente sur l’échelle graduée de la douleur grâce à Brigitte, qui de Marseille m’a envoyé en Mai un colis rempli de flacons de produits essentiellement naturels, c’est-à-dire sans trop de composants chimiques nocifs pour soigner mes gerçures. Les résultats sont encourageants et je pense que, lentement, je suis sur la bonne voie de guérison, mais il me faut du temps pour les enrayer complètement de mes mains et de mes talons.
L’espoir fait vivre, n’est-ce-pas?
Pour la deuxième saison comme on dit, nous nous sommes un peu mieux équipés et j’ai l’impression qu’il fait moins froid que l’an dernier
Je pense aussi que nos organismes vont s’acclimater aux nouvelles conditions climatiques ; de même manière qu’ils s’étaient « tropicalisés » durant 23 ans passés à l’Ile de la Réunion.