mardi 16 juin 2015

Gens venus ailleurs AJED La Saga continue Quatre saison Hiver

AJED La saga continue : Quatre saisons : HIVER
Le 2 Juin à 7h du matin
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Pendant la nuit le thermomètre descend à -4°C. Heureusement le soleil réchauffe rapidement l’atmosphère.
Le 15 juin à 7h du matin : le givre recouvre le sol. Ce n’est pas encore de la neige fine.
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Cet olivier acheté à Bloemfontein ne survivrait pas à -12°C. Donc, je guette et consulte le site Météo Blue, une station météo Suisse tous les jours en espérant le garder en vie jusqu’au printemps prochain c'est-à-dire Octobre 2015.
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Les buttes recouvertes de givre blanc
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Dans la serre, les pieds de poivrons, d’aubergines, et de tomates ont gelés mais pas le coriandre, les salades, les choux pommée, ni les poirées.
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Malgré cette température soudainement basse, les roquettes ont fleuri, prêtes à se re-semer pour la prochaine saison.
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Le restaurant Post House, comme la plupart des autres café-restaurants, sort la panoplie d’hiver pour conserver les clients : couvertures mises à la disposition des consommateurs.
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Photo prise dans le township Kgubetswana, à côté de l’atelier de John
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La mode vestimentaire des femmes Noires en hiver : une couverture sous forme de poncho, en guise de manteau. En effet, elles l’enroulent autour de la taille quand la température devient supportable et elles se couvrent le corps de ce poncho de laine lorsqu’il fait froid.
Les mères installent leurs bébés sur le dos puis les attachent avec la couverture afin qu’ils n’attrapent pas froid.
Photo prise à la volée dans Clarens :
La maman avec bonnet rouge porte son bébé emmitouflé dans la couverture –poncho, que sa copine entoure autour de sa taille.
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A la station de Clarens, à 18°C en plein soleil cet automobiliste n’a pas froid aux yeux ni à la tête.
Il faut reconnaitre que la Jaguar verte décapotable a de l’allure.
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Pas froid non plus les futurs mariés, passagers de ce ballon qui prend son envol à proximité du terrain de golf Trout Estate, et dépose les clients à San Ford près de chez nous où un petit déjeuner les attend.
C’est le début de leur noce.
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Le domaine San Fort, est aussi notre voisin, à 4km de vol d’oiseau. Ce self-catering accommodation, équipé de grandes salles peut accueillir 80-100 convives pour les repas de noce ou de grands rassemblements.
De chez nous, en partant du cottage, on peut se rendre à San Ford en longeant le chemin de la grotte des baboons. Après environ 30 minutes de marche on peut s’attabler pour savourer un café bien mérité offert par notre voisine Ernestine.
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Le mois de Juin se caractérise par des feux allumés volontairement par les fermiers. Ils créent ainsi des lignes coupe-feux afin de limiter les dégâts causés par les incendies d’hiver ravageant les prés de fourrage
Ces lignes coupe-feux servent aussi à protéger des habitations de grands feux attisés par des rafales de vent assez violents qui sévissent dans la région en hiver.
En Juin et en juillet, les fermiers, pompiers occasionnels par obligation, ont tous une fesse posée sur le tracteur, une oreille collée aux bulletins météo, un oeil vissé sur l’écran de télé et suivent attentivement l’évolution du ciel afin d’arrêter leur plan d’action.
Le plus souvent, lorsqu’ils ne sont pas nombreux (8 à 10 pompiers amateurs) à faire du « brûlis » ils commencent à faire crépiter les flammes vers 8h, puis guettent l’arrivée du vent thermique vers 10h-11h. Si le vent devient fort, ils arrêtent l’opération et attendent un autre jour plus propice.
Par contre, nos voisins Amanda et Bees, de la ferme «  Rendez-vous », ( Si, si, en français) située à environ 10km de Verliesfontein, embauchent 25 journaliers, ont 2 tracteurs, 2000l d’eau, 3 lances à eaux, firebeatens (une longue manche de balai, au bout de laquelle sont fixées les lamelles assez épaisses en caoutchouc provenant des pneus, que l’on se sert en frappant les flammes et en les étouffant afin qu’elles ne partent pas au galop) et pulvérisateurs. Ils consacrent 10 jours à cette opération, contre vent et marées, créant des firebreaks totalisant 25km sur 10m de largueur.
Je suis allé, accompagné de Ben, notre jardinier, donner un coup de main à mon voisin David durant deux matinées.
On se retrouve en bonne compagnie et  bien équipé : Glen et David ont chacun un tracteur remorquant un réservoir de 1000l avec pompe à pression et leurs personnels sont munis de pulvérisateurs sur le dos, de masques pour se protéger des inhalations de fumée.
Matt Silcock du SEDIBA Lodge est venu en renfort avec son pick-up Toyota, 1000 l d’eau, 2 lances à eaux et 3 gars.
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Ben et moi ne possédons que 2 pulvérisateurs, et deux firebeatens :
nous faisons figure de petits soldats de feu à coté d’eux. image
Mais comme dit le Petit Prince de Saint-Exupéry : l’essentiel est invisible pour les yeux.
L’entraide et la solidarité entre voisins se concrétisent surtout pour cette période délicate de risque incendie.
Le paysage s’habille de collines balafrées de traits noircis sentant le brûlé, c’est la mode éphémère de la saison hivernale.
Fire break sur le chemin menant au domaine Sérénité.
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Sur un bout de la propriété de David : départ d’un feu accidentel sur ce rocher tellement escarpé que personne ne peut intervenir
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Sur le bord de la Nationale 711 reliant Clarens à Fouriesburg, Matt n’est pas allé de main morte avec ses gars et la bande. Le Dieu Eol s’est probablement bien amusé.
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A l’entrée de Bethlehem : en prévention des incendies d’hiver, ils ont brûlé environ 10 hectares de terrain vague situé à proximité d’un lotissement.
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