vendredi 26 juin 2015

Gens venus ailleurs AJED La Saga continue Quatre saison Part two

Gens venus ailleurs : Quatre saisons Hiver
Part Two
En Avril, Lynne nous a dit qu’on pouvait avoir du bois de chauffage provenant des arbres tombés à la suite des orages d’été des années précédentes.
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En Mai, avec Ben, j’ai passé une matinée à débiter un tronc de pin et des branches d’une grosseur convenable pour alimenter notre poêle Godin.
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A cette occasion, j’ai acheté deux scies à bois vert car je ne voulais pas que Ben manipule la tronçonneuse thermique. Pourquoi ? Généralement, les Lundis matin, je ne confie pas des tâches que je juge dangereuses à exécuter par Ben. Car on ne peut pas venir débiter les troncs quand on a envie ou quand on est disponible, puisque la vie à la ferme impose des contraintes imprévues qui font capoter parfois des activités programmées.
En langage décodé, je sais que Ben, comme beaucoup de gens, jeunes ou moins jeunes, ici ou ailleurs dans le monde, est imprégné de tendances à bien taquiner les bouteilles les samedis et dimanches.
On voit comment Ben mène son boulot pendant la journée du lundi : rythme ralenti, regard un tantinet perdu, et surtout le manque d’entrain. Enfin il accuse la fatigue née du Week-end, pour ne pas dire qu’il « cuve » ses boissons.
Ceci étant dit, il faut reconnaître son courage de faire quotidiennement en vélo 30 km A/R (au moins 2h en selle) et 8h de boulot. Et il arrive à l’heure à 7h30 pour repartir à 16h30.
Cela mérite d’être souligné.
Hiver :
Dans un quartier du Soweto
Opération Snowball du journal The Star en partenariat avec Gift of the Givers Foundation, Vodacom, un opérateur de téléphonie mobile
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Dans certains endroits, l’hiver synonyme le début des opérations humanitaires en faveur des élèves issus du milieu défavorisé. Distributions de couvertures, des petits déjeuners ou déjeuners équilibrés etc.
A la station Radio SAFm, j’ai entendu un jour une responsable d’une association caritative insister auprès des parents afin qu’ils fournissent, dans la mesure du possible, à leurs enfants des petits déjeuners calorifiques mais équilibrés afin que ces petits tiennent la route toute la journée sur les bancs de l’école.
Cet appel de bon sens a-t-il été entendu quand on connait la mal bouffe qui prédomine la vie des populations défavorisées ou très pauvres, en particulier des immigrés « illégaux » venant des pays limitrophes de la RSA ?
ESKOM et les coupures de courant programmées
Habituellement, les coupures de courant ont lieu assez fréquemment, mais en hiver, ce phénomène s’accentue. ESKOM, la société nationale d’électricité, publie à travers les médias les plans hebdomadaires de délestage de courant. Et tout le monde s’organise pour faire face : établissement des plans d’utilisation des appareils électriques, des machines etc. ou mise en route des groupes électrogènes. Alors qu’à Sérénité, nous organisons nos activités consommatrices d’électricité en fonction de l’ensoleillement, les clients d’ESKOM collent leurs yeux et oreilles aux tableaux de délestage.
A mon avis, cette pénurie chronique de l’électricité résulte de plusieurs facteurs.
D’abord, les Blancs ont toujours eu l’habitude de consommer sans retenu le courant. Car à l’époque de l’apartheid, le charbon de la RSA ne s’exportait pas facilement, «embargo économique» oblige. Donc on le fourguait aux centrales thermiques, et le prix des Kw était bas. Les maisons hors des townships étaient (et restent encore) illuminées le soir comme des guirlandes de Noël ; sans compter que ces foyers possèdent une quantité pléthorique d’appareils électroménagers, et ils sont quasiment tous équipés de chauffage électrique au plancher. La pompe à chaleur comme moyen économique de chauffage !! Kesako ? Connais pas.
Et cette habitude consommatrice « un peu excessive » perdure.
Ensuite, depuis 1996-1998, les municipalités subventionnent la consommation de l’électricité des habitants des townships. Au Kgubetswana à Clarens, ils payent 1 Rand le Kw, en achetant des coupons qui alimentent leurs compteurs, alors que les habitants du centre de Clarens, pour ne pas dire les Blancs, déboursent entre 3.20 R-4.5 R/Kw en fonction des tranches d’électricité consommée mensuellement.
Troisièmement, la croissance démographique, la montée en puissance de la classe moyenne noire dont beaucoup ont adopté les conforts et comportements des Blancs-on les comprend-, contribuent largement à accentuer le déficit en énergie face à la demande. Statistiquement, la moyenne nationale de consommation mensuelle des foyers se situe autour de 1.500-1.800 Kw. Certains de nos amis commencent à dire que la facture devient de plus en plus difficile à supporter, non seulement par l’augmentation du prix du Kw mais aussi à cause de la hausse des tarifs d’abonnement, de maintenance des lignes etc.
 
A ces trois raisons énumérées ci-dessus, il faut ajouter les branchements sauvages qui rendent difficiles les prévisions ou plans de production d’ESKOM pour faire face à la demande toujours croissante
A proximité d’une école primaire :
Poteau d’électricité hérissé de branchements sauvages
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Et cerise sur le gâteau : la très mauvaise gestion d’ESKOM sur tous les plans, en particulier le management des personnels, « la stratégie » à moyen et à long terme menée par les dirigeants d’ESKOM. Ils ont été nommés par le pouvoir d’ANC, (le fait des princes pour être poli), et ces copains du cercle rapproché du pouvoir ne semblent pas être à la hauteur de leur fonction. Ce népotisme, aussi vieux que la découverte de la fermentation pour la confection du pain, continue à être appliqué assidument par les gens qui nous gouvernent, ici ou ailleurs dans ce vaste monde.
On sait qu’ESKOM, avec la bénédiction du gouvernement, a investi beaucoup ces derniers temps dans le domaine de l’énergie : achat de deux centrales nucléaires à la France vers 2008, participation en capital dans le pharaonique projet de centrale hydraulique en République Démocratique du Congo, dans la création des fermes photovoltaïques dans la province d’Eastern Cape, dans le Karoo.
Un peu exsangue depuis quelques années, ESKOM, à croire la déclaration d’un responsable haut placé faite à la station SAFm, envisage une augmentation de 25% des tarifs car, actuellement les centrales thermiques fossiles dévorent mensuellement environ 1,500 milliards de Rand plombant ainsi son budget.
Encore heureux que le pétrole brut ne taquine pas les 100-120 US $/baril. A 200 US $, les Sud Africains reviendraient à la bougie et aux lampes à pétrole, et adieu les planchers chauffants
Agitations sociales en perspective !
Dessin paru dans The Star le 18 Mai : TESLA, la marque de voiture américaine dont le PDG, Elon MUSK, Canadien de nationalité par sa mère, né à Pretoria en 1971, a fait sensation en annonçant que sa société a crée une batterie murale révolutionnaire Lithium-ion appelée Powerwall
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Le Powerwall très compact dont le prix serait très compétitif, pourra stocker l’énergie provenant des sources non-fossiles, et conviendra aux besoins aussi bien ceux des les particuliers que ceux des collectivités ou entreprises.
Cette invention technologique a permis à certains médias de comparer Elon Musk à Thomas Edison, à Henry Ford.
A titre de comparaison, un Powerwall de 6Kw pesant 63kg remplacerait mes 32 batteries (4kw si elles sont chargés à ras-bord) totalisant environ 400kg.
Les dirigeants et le ministre de l’énergie en RSA auront des soucis à se faire car Elon prévoit de débarquer en RSA ses Powerwalls avant la fin de l’année 2015.
Les Gens d’ici et le froid hivernal :
L’hiver 2014, nous avions remarqué que les Sud Africains gardent sur leurs dos les blousons, doudounes, bonnets quand ils sont à l’intérieur de chez eux, tout en laissant les portes d’entrée grande ouvertes. De même au restaurant, aux boutiques, et chez commerçants.
En juin 2014, lors de ma première participation à la répétition de la chorale Clarens Vintage chez René, je ne m’attendais pas à être « congelé » à vif : sa cheminée à gaz était allumée, le plancher chauffant branché, mais la porte d’entrée béante ouverte. Et mes compagnons de chant tous emmitouflés dans leurs blousons, caressés par les courant d’air froids se chauffaient à la voix humaine. Depuis, comme vous dites « chat échaudé craint l’eau froide », je vais à la répétition chez René habillé comme un Eskimo partant à la chasse sur la banquise : sous vêtement Thermolactyl, chemise en laine épaisse, pull et blouson afin de garder haute ma voix en bonne forme .Br..br..
Betty et moi conservons nos 3 ou 4 couches quand on est conviés aux diners chez les Harrison, les MacLeod ou au Courtyard Restaurant. En un mot, on se fond dans le moule local.
Je plains les vendeurs ou travailleurs dans les magasins où les portes, même vitrées pour certains, ne sont pas fermées. Evidemment, pas de chauffage pour l’espace intérieur, et les personnels restent accoutrés comme s’ils se promenaient en ville ou à la campagne.
La caissière chinoise de la Superette Severite à Clarens.
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Deux vendeuses de la quincaillerie Clarens Hardware où il faisait entre 8°C et 10°C à l’intérieur
Toujours ravies d’être sur la photo, soit dit en passant.
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Alors que le proprio de cette Super 7, un prototype, je suppose, est en T-shirt en plein soleil quand le mercure flirte avec les 15°-16°C
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La Star du jour conserve tout de même trois couches sur son dos.
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Et pendant ce temps là, que font les Gens venus ailleurs les AJED face à la température hivernale ?
Nous avons souffert, et continuons encore à souffrir, pour la deuxième saison (comme la deuxième saison des séries de TV), de la température des zones de climat tempéré modéré.
Explications : nous avons vécu durant 23 ans, une tranche de notre vie tout de même, dans un climat chaud et humide à La Réunion. Nos peaux ne parviennent plus maintenant à affronter et à endurer ce climat froid et sec des zones tempérées.
Résultats : dès Mai 2014 les gerçures ont fait leur apparitions aux doigts (pouces, index, majeur, et aux talons) et nos peaux devenues très sèches nous démangeait. L’an dernier, de Mai à Juillet, je portais en permanence pendant la journée les gants, j’enduisais ma peau de crème pour la « graisser », et j’évitais au maximum des contacts avec l’eau froide. En même temps, on consommait une grande quantité de graines oléagineuses, d’huile vierge à la cuillère au petit déjeuner, gélules de l’huile de foie de morue, thon et sardines en boites car dans ce pays, il est impossible de trouver les poissons pélagiques frais sur les étals comme à La Réunion.
Malgré ces actions énergiques et énergétiques, ces gerçures me rendaient, et me rendent encore handicapé pour le travail manuel au quotidien. Manipuler des objets avec les pouces, index et majeurs légèrement blessés m’amène parfois à pousser des cris sauvages dans l’atelier, à proférer rageusement des onomatopées.
Heureusement, ces souffrances ont entamé cette année leur douce descente sur l’échelle graduée de la douleur grâce à Brigitte, qui de Marseille m’a envoyé en Mai un colis rempli de flacons de produits essentiellement naturels, c’est-à-dire sans trop de composants chimiques nocifs pour soigner mes gerçures. Les résultats sont encourageants et je pense que, lentement, je suis sur la bonne voie de guérison, mais il me faut du temps pour les enrayer complètement de mes mains et de mes talons.
L’espoir fait vivre, n’est-ce-pas?
Pour la deuxième saison comme on dit, nous nous sommes un peu mieux équipés et j’ai l’impression qu’il fait moins froid que l’an dernier
Je pense aussi que nos organismes vont s’acclimater aux nouvelles conditions climatiques ; de même manière qu’ils s’étaient « tropicalisés » durant 23 ans passés à l’Ile de la Réunion.




























































mardi 16 juin 2015

Gens venus ailleurs AJED La Saga continue Quatre saison Hiver

AJED La saga continue : Quatre saisons : HIVER
Le 2 Juin à 7h du matin
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Pendant la nuit le thermomètre descend à -4°C. Heureusement le soleil réchauffe rapidement l’atmosphère.
Le 15 juin à 7h du matin : le givre recouvre le sol. Ce n’est pas encore de la neige fine.
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Cet olivier acheté à Bloemfontein ne survivrait pas à -12°C. Donc, je guette et consulte le site Météo Blue, une station météo Suisse tous les jours en espérant le garder en vie jusqu’au printemps prochain c'est-à-dire Octobre 2015.
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Les buttes recouvertes de givre blanc
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Dans la serre, les pieds de poivrons, d’aubergines, et de tomates ont gelés mais pas le coriandre, les salades, les choux pommée, ni les poirées.
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Malgré cette température soudainement basse, les roquettes ont fleuri, prêtes à se re-semer pour la prochaine saison.
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Le restaurant Post House, comme la plupart des autres café-restaurants, sort la panoplie d’hiver pour conserver les clients : couvertures mises à la disposition des consommateurs.
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Photo prise dans le township Kgubetswana, à côté de l’atelier de John
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La mode vestimentaire des femmes Noires en hiver : une couverture sous forme de poncho, en guise de manteau. En effet, elles l’enroulent autour de la taille quand la température devient supportable et elles se couvrent le corps de ce poncho de laine lorsqu’il fait froid.
Les mères installent leurs bébés sur le dos puis les attachent avec la couverture afin qu’ils n’attrapent pas froid.
Photo prise à la volée dans Clarens :
La maman avec bonnet rouge porte son bébé emmitouflé dans la couverture –poncho, que sa copine entoure autour de sa taille.
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A la station de Clarens, à 18°C en plein soleil cet automobiliste n’a pas froid aux yeux ni à la tête.
Il faut reconnaitre que la Jaguar verte décapotable a de l’allure.
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Pas froid non plus les futurs mariés, passagers de ce ballon qui prend son envol à proximité du terrain de golf Trout Estate, et dépose les clients à San Ford près de chez nous où un petit déjeuner les attend.
C’est le début de leur noce.
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Le domaine San Fort, est aussi notre voisin, à 4km de vol d’oiseau. Ce self-catering accommodation, équipé de grandes salles peut accueillir 80-100 convives pour les repas de noce ou de grands rassemblements.
De chez nous, en partant du cottage, on peut se rendre à San Ford en longeant le chemin de la grotte des baboons. Après environ 30 minutes de marche on peut s’attabler pour savourer un café bien mérité offert par notre voisine Ernestine.
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Le mois de Juin se caractérise par des feux allumés volontairement par les fermiers. Ils créent ainsi des lignes coupe-feux afin de limiter les dégâts causés par les incendies d’hiver ravageant les prés de fourrage
Ces lignes coupe-feux servent aussi à protéger des habitations de grands feux attisés par des rafales de vent assez violents qui sévissent dans la région en hiver.
En Juin et en juillet, les fermiers, pompiers occasionnels par obligation, ont tous une fesse posée sur le tracteur, une oreille collée aux bulletins météo, un oeil vissé sur l’écran de télé et suivent attentivement l’évolution du ciel afin d’arrêter leur plan d’action.
Le plus souvent, lorsqu’ils ne sont pas nombreux (8 à 10 pompiers amateurs) à faire du « brûlis » ils commencent à faire crépiter les flammes vers 8h, puis guettent l’arrivée du vent thermique vers 10h-11h. Si le vent devient fort, ils arrêtent l’opération et attendent un autre jour plus propice.
Par contre, nos voisins Amanda et Bees, de la ferme «  Rendez-vous », ( Si, si, en français) située à environ 10km de Verliesfontein, embauchent 25 journaliers, ont 2 tracteurs, 2000l d’eau, 3 lances à eaux, firebeatens (une longue manche de balai, au bout de laquelle sont fixées les lamelles assez épaisses en caoutchouc provenant des pneus, que l’on se sert en frappant les flammes et en les étouffant afin qu’elles ne partent pas au galop) et pulvérisateurs. Ils consacrent 10 jours à cette opération, contre vent et marées, créant des firebreaks totalisant 25km sur 10m de largueur.
Je suis allé, accompagné de Ben, notre jardinier, donner un coup de main à mon voisin David durant deux matinées.
On se retrouve en bonne compagnie et  bien équipé : Glen et David ont chacun un tracteur remorquant un réservoir de 1000l avec pompe à pression et leurs personnels sont munis de pulvérisateurs sur le dos, de masques pour se protéger des inhalations de fumée.
Matt Silcock du SEDIBA Lodge est venu en renfort avec son pick-up Toyota, 1000 l d’eau, 2 lances à eaux et 3 gars.
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Ben et moi ne possédons que 2 pulvérisateurs, et deux firebeatens :
nous faisons figure de petits soldats de feu à coté d’eux. image
Mais comme dit le Petit Prince de Saint-Exupéry : l’essentiel est invisible pour les yeux.
L’entraide et la solidarité entre voisins se concrétisent surtout pour cette période délicate de risque incendie.
Le paysage s’habille de collines balafrées de traits noircis sentant le brûlé, c’est la mode éphémère de la saison hivernale.
Fire break sur le chemin menant au domaine Sérénité.
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Sur un bout de la propriété de David : départ d’un feu accidentel sur ce rocher tellement escarpé que personne ne peut intervenir
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Sur le bord de la Nationale 711 reliant Clarens à Fouriesburg, Matt n’est pas allé de main morte avec ses gars et la bande. Le Dieu Eol s’est probablement bien amusé.
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A l’entrée de Bethlehem : en prévention des incendies d’hiver, ils ont brûlé environ 10 hectares de terrain vague situé à proximité d’un lotissement.
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lundi 25 mai 2015

Gens venus ailleurs AJED Escapades à Bloemfontein

Escapades à Bloemfontein
Nous avons séjourné à plusieurs reprises à Bloemfontein, capitale de Free State Province mais aussi capitale judiciaire de l’Afrique du Sud depuis 1910.
Bloem, comme disent les Sud Africains, est à environ 320 km de Clarens. On met presque 4h pour se rendre à Bloemfontein car depuis 2013, les chantiers de réfection des chaussées se succèdent sur le tronçon Senekal-Winburg. La circulation sur une seule voie en alternance crée des attentes qui peuvent atteindre 20mn.
Ventes ambulantes de fruits frais et de friandises aux points d’arrêt en attendant que le feu passe au vert.
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Evidemment, certains automobilistes impatients ne se gênent pas de passer outre le code de la route, compromettant ainsi le travail de nivellement de la chaussée et de l’enrobement.
Parfois, on voit des grosses barres de fer posées sur la chaussée au lieu et en place de ces gros cailloux
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Paysage typique du Free State.
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Sur cette route, certains usagers du bitume, en cabriolet décapotable ou en gros cube, s’imaginent tracer la légendaire Route 66 en Californie.
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Plus modestement, Catherine dit que ce paysage est « L’Arizona » de l’Afrique australe.
Sergio Leone, le réalisateur de la Dollars Trilogy of Western : « Pour quelques dollars de plus (1965), le Bon, la Brute et le Truand (1966), Il était une fois dans l’Ouest (1968) » aurait aimé tourner ses films dans ce décor naturel au lieu de faire des prises de vue en Espagne et dans les studios de Cinecittà à Rome.
Probablement, dans les années 1960, à l’époque de l’apartheid, ce n’était pas envisageable.
 
Bloemfontein (à 1400m d’altitude) se situe à la lisière Sud du plateau Karoo dont le climat est semi-aride : Chaud en été avec des orages assez fréquents dans l’après midi, mais froid (-3°-5°C parfois ) et sec en hiver avec des gelées fréquentes.
Bloem, et son agglomération comptent environ 650.000 habitants. La population est composée de 73% de Noirs et de 22% de Blancs.
L’Afrikaans est pratiqué par 45% de la population, vient ensuite le Sotho 36%, puis le Tswana et le Xhosa 7,1%.
Bloemfontein= fontaine des fleurs,  a aussi un surnom populaire et poétique « Cité des Roses » où se tient annuellement le Festival des Roses.
Bloem, demeure le coeur économique du Free State : l’agriculture, l’industrie et les mines.
John, le comptable-soudeur professionnel et « travailleur social » de l’insertion m’a dit un jour que le Free State se classe en premier rang en tant que fournisseur de viande et de maïs.
En 1912, l’African National Congres (ANC) a été fondé dans le township Manguang, situé à 5km de Bloemfontein. Maintenant, cet historique township figure dans les circuits des Tours-Operators
Deux raisons motivent nos petits séjours d’une durée de deux ou trois nuits en général.
Tout d’abord, pour l’obtention de la carte de résidence permanente. Une fois que nous avons rempli les formulaires en ligne, on décroche toujours un rendez-vous à Immigration Office à Bloemfontein où il faut se rendre avec les formulaires imprimés au jour fixé. Ces paperasseries et démarches relèvent un peu du parcours de combattant : renseignement approximatifs ou carrément erronés, variant d’une personne à l’autre d’un même bureau, des informations dépassées, retard ou non-mise à jour des sites administratifs en ligne. La dernière fois, on était venu et revenu 4 fois en deux jours. Vous pouvez vous exclamer comme le font nos voisins « C’est l’Afrique ».
Mais pour nous, c’est quasi normal après ce que nous avions vécu avec divers services en France.
Nos adhésions au régime SS-Retraite de la Caisse des Français à l’Etranger CFE  a nécessité environ 10 emails accompagnés de documents scannés, 4 ou 5 envois par la poste les mêmes documents et 5 mois d’attente, sans compter des appels téléphoniques répétés d’une amie à la CFE, d’une autre amie à la Caisse Primaire d’Assurance Maladie de Tours.
Et des dizaines d’emails à tous les services.
Je ne m’étendrais sur la mise à jour de notre nouvelle situation auprès de la Mutuelle MGEN, section Extra-métropole.
Pour ne parler que de ces aspects de notre vie quotidienne.
Dans toutes les administrations, entre les textes et leurs applications, c’est aussi loin et compliqué comme nous indique le proverbe « c’est encore loin de la coupe aux lèvres »
Deuxièmement, nous allons aussi à Bloem pour faire quelques achats. En particulier, pour les équipements électro-ménagers nécessaires à notre installation. Car certains magasins de grandes chaines de distribution à Bloemfontein nous présentent un éventail de choix plus large que ceux de Bethlehem, qui après tout, n’est qu’un petit bourg rural.
Nos hôtels favoris à Bloemfontein
Urban Hotel se trouve dans le nouveau quartier d’affaires (à environ 4km du centre) en plein expansion. Il est à deux pas du centre commercial Loch Logan Waterfront, centre commercial qui s’inspire du concept du Waterfront du Captown mais sans les anciens docks du port.
Hôtel sans prétention ; prix abordable, buffet du petit-déjeuner très correct, et le personnel manifeste un professionnalisme remarquable : affable, attentionné au bien être de leurs clients : café et pommes à volonté.
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Pour l’instant cette nouvelle chaine hôtelière ne compte que deux établissements en RSA.
J’adore cette lampe de bureau Malheureusement, elle n’est pas en vente dans le commerce.
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Le Hobbit Boutique Hotel
Cette grande demeure, propriété de la ville, a été mise en concession par la municipalité à une société qui l’a transformée en hôtel haut de gamme. Jardin intérieur arboré et bien agencé avec bassins d’agrément, des chambres décorées à l’ancienne ; on passe d’une pièce à l’autre en suivant des couloirs corridors « labyrinthe » ; parquets et escaliers bois en colimaçon qui grincent sous vos pas, plusieurs bibliothèques très bien garnies.
Le Hobbit Boutique Hotel sert de lieu de réunion des cercles littéraires adorateurs de Tolkien et de son œuvre Le Seigneur des Anneaux.
Explication : J.R.R. Tolkien est né dans cette vaste maison le 3 Janvier 1892, avant partir pour l’Angleterre en 1895 suite à la mort de son père Arthur Tolkien.
Chaque chambre ou suite porte le nom d’un des personnages de la trilogie « Fantasy » sur lequel Tolkien travaillait depuis 1917 : Gandalf, Frodon, Sam Gamegie, Bilbon Sacquet etc .
La tradition de Hobbit Boutique Hotel:
1) Un ours en peluche sur le lit à la place des fleurs en guise d’accueil. C’est remarquable comme message de bienvenue. Cependant, le crucifix au dessus du lit me gêne un peu.
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Je ne parle plus de deux Bibles en Anglais et en Afrikaan que l’on trouve systématiquement dans le tiroir des tables de nuit
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2) Une fiole de liqueur de cerises pour la soirée
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Le salon avec fauteuils et canapé, cheminée.
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Ce qui convient tout à fait à notre Star
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Nous avons passé trois nuits dans la suite Gandalf
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Le NEW -YORK Restaurant :
Avanti Restaurant et le New-York Restaurant sont les deux meilleures tables à Bloemfontein, semble-t-il.
Le New-York se trouve à proximité du Hobbit Boutique Hotel ; ce qui nous a permis de nous rendre à pied le soir en toute tranquillité.
Le décor de type Art-déco, les tableaux ou leurs reproductions, l’atmosphère et l’ambiance musicale jazz ou jazzy nous rappellent les années 1940-1970.
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Tout est à l’opposé du décor et de l’ambiance de chez Hobbit Boutique
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Pratiquement tous les jeunes serveuses et serveurs Noirs et Blancs sont étudiants 
Une photo de Norman Parkinson datant des années 1950
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Reproductions de quelques tableaux de Ron di Scenza, artiste peintre Newyorkais, né à Ohio en 1954 de parents immigrés italiens
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J’aime bien l’atmosphère « bucolique et romantique » de ce tableau.
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Pas de prétention comme restaurant gastronomique, mais une cuisine simple et honnête avec les sempiternelles et inévitables purées de butternut & spinach à la crème, mais de bonne facture s’il vous plait.
Et le vin au verre est plus que parfait, rapport qualité/prix.
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A la table voisine, un groupe d’élèves fêtant sagement, c'est-à-dire sans être bruyants, l’anniversaire de l’un des leurs avec leur professeur.
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J’aime bien l’uniforme des établissements scolaires : cette tenue leur donne un air très sérieux
En RSA, la quasi-totalité des établissements secondaires impose l’uniforme que les parents acquièrent directement à l’établissement.
Jusqu’à cette date, je n’ai pas encore vu des uniformes scolaires mis en vente dans les rayons de prêt à porter
Senekal : sur la route de Bethlehem-Bloemfontein :
Scène de vie volée un Vendredi après midi sur le parking de Wimpy, le Mac Do Sud Africain :
La jeune fille, élève interne pendant la semaine retourne à la maison. L’uniforme de son collège exclut toute polémique sur la longueur des jupes.
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La brigade du New-York restaurant, composée uniquement de femmes, toutes ravies et hilares que je les photographie à travers la fenêtre
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A SUIVRE